Publié le 2025-10-02 19:08:00. L’étude ARCHER, menée par David Lally, révèle des résultats prometteurs dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) et de l’atrophie géographique (AG), ouvrant la voie à de nouvelles recherches axées sur la préservation de la vision.
- L’ANX007, un fragment d’anticorps ciblant la molécule C1Q impliquée dans la neuroinflammation, a démontré une capacité significative à préserver l’acuité visuelle chez les patients atteints d’AG.
- L’essai clinique de phase 2 ARCHER a montré une réduction substantielle du risque de perte de vision, avec des taux de préservation visuelle encourageants sur une période de 12 mois.
- Ces résultats positifs ont conduit au lancement de l’essai ARCHER Two, le premier essai mondial de phase pivot trois axé sur la préservation fonctionnelle de la vision pour l’AG.
David Lally, MD, a présenté lors de la réunion de la Retina Society 2025 les avancées de l’étude ARCHER (NCT04656561) concernant l’ANX007, un traitement potentiel pour la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) et l’atrophie géographique (AG). La C1Q, une protéine clé dans le processus de neuroinflammation, se concentre au niveau des synapses des photorécepteurs, pouvant mener à leur élimination par les cellules microgliales. L’ANX007 est conçu pour inhiber la C1Q, offrant ainsi une protection potentielle aux photorécepteurs.
L’essai clinique de phase 2 ARCHER était une étude multicentrique randomisée. Les participants recevaient soit des injections mensuelles, soit des injections bimestrielles du traitement, comparées à un placebo sur une période de 12 mois, suivies de 6 mois d’observation. Le critère d’évaluation principal mesurait le taux de croissance de la zone de lésion de l’atrophie géographique. Les résultats ont été particulièrement significatifs en ce qui concerne la préservation de la vision. Les patients traités avec l’ANX007 ont montré une réduction du risque de perte de 15 lettres ou plus d’acuité visuelle de 73 % dans le groupe recevant des injections mensuelles, et une réduction de 50 % dans le groupe recevant des injections bimestrielles. Une perte de 15 lettres représente un doublement de l’angle visuel, impactant considérablement les activités quotidiennes telles que la lecture ou la conduite.
Pendant la période d’observation de 6 mois sans traitement actif, les yeux précédemment traités ont montré des taux de perte de vision similaires à ceux du groupe placebo, suggérant que l’effet protecteur du médicament était actif uniquement durant la période de traitement. Le médicament a également entraîné une réduction des lésions maculaires et non maculaires. Ces découvertes ont encouragé la conception de l’étude ARCHER Two, qui est actuellement le seul essai mondial de phase trois pivot évaluant l’atrophie géographique avec la préservation de la vision comme critère d’évaluation principal. Contrairement aux thérapies précédentes à base d’inhibiteurs du complément, approuvées sur la base de changements anatomiques, cette étude vise à démontrer la préservation de la fonction visuelle.
Le Dr Lally a souligné que bien que les récentes approbations d’inhibiteurs du complément aient constitué des avancées historiques, l’objectif ultime demeure d’arrêter, de prévenir ou d’inverser la maladie. Il a décrit la phase actuelle de recherche comme étant dans sa « première manche » pour comprendre et traiter l’atrophie géographique. Les essais et recherches en cours fournissent des informations précieuses qui pourraient mener à des thérapies de nouvelle génération capables de protéger et potentiellement d’inverser la perte de vision chez les patients atteints d’AG.