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Dragon Quest VII réinventé – critique

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Publié le 16 février 2024 à 10h00. Avec Dragon Quest VII : Fragments de souvenirs, Square Enix propose une nouvelle interprétation d’un classique du RPG, modernisant le jeu tout en préservant son charme nostalgique, mais avec quelques concessions pour attirer un public plus large.

  • Le remake de Dragon Quest VII s’appuie sur la version originale et le remake de 2016 sur Nintendo 3DS.
  • Le jeu se distingue par sa narration non linéaire et son système de voyage entre différentes îles et époques.
  • Bien que visuellement attrayant et accessible, ce remake simplifie certains aspects du jeu original, ce qui pourrait décevoir les fans de longue date.

Pour les amateurs de jeux de rôle japonais, le nom Dragon Quest évoque immédiatement des souvenirs d’aventures épiques, de personnages attachants et de mondes imaginaires. Avec Dragon Quest VII : Fragments de souvenirs, Square Enix revisite un titre emblématique de la série, initialement sorti en 2000 au Japon et en 2001 en Europe sur PlayStation. Ce n’est pas la première fois que ce classique est remis au goût du jour : il avait déjà bénéficié d’un remake sur Nintendo 3DS il y a dix ans. Cette nouvelle version, sortie sur PlayStation 5, s’appuie sur les deux itérations précédentes pour offrir une expérience à la fois familière et renouvelée, alors que la série célèbre ses 40 ans d’existence.

L’histoire de Dragon Quest VII suit les aventures d’un jeune pêcheur vivant sur une île isolée. Avec ses amis, il découvre l’existence d’autres mondes, accessibles grâce à des fragments de tablettes magiques. Le but est de réunir ces fragments et de comprendre les forces mystérieuses qui ont fragmenté le monde. Le joueur sera accompagné d’une galerie de personnages hauts en couleur, tels que Kiefer, le prince héritier d’Estard, Maribel, l’amie d’enfance du héros, Ruff, un jeune homme issu d’un chiot loup blanc, Aisha, une danseuse rituelle, et Mervyn, un vieux chevalier. Ces personnages, bien que représentant des archétypes classiques du genre, apportent une touche de charme et d’humour à l’aventure.

Ce septième opus se démarque des autres jeux Dragon Quest par sa structure narrative. Au lieu d’une progression linéaire, le joueur voyage vers différentes îles, chacune présentant ses propres défis et mystères. Une particularité intéressante est le saut dans le temps qui se produit lors de la visite de chaque île. Le joueur explore d’abord l’île dans le passé, puis dans le présent, observant ainsi l’impact de ses actions sur le futur. Cependant, cette structure peut parfois devenir répétitive, le schéma de visite, d’exploration et de revisite s’essoufflant après plusieurs dizaines d’heures de jeu.

L’un des atouts majeurs de ce remake est son esthétique. Les graphismes modernes, tout en conservant le style inimitable du designer Akira Toriyama (décédé récemment), créent un univers visuellement attrayant. Les personnages, représentés dans un style « chibi » (petits et mignons), sont détaillés et expressifs. Les combats, quant à eux, sont spectaculaires et dynamiques. L’ensemble est agrémenté de cinématiques soignées et d’une bande sonore orchestrale de qualité.

Le gameplay a également été modernisé. Le système de métiers des monstres a été revu, permettant aux personnages d’équiper des « Cœurs de monstres » pour améliorer leurs capacités. De plus, le jeu propose désormais la possibilité d’éliminer les monstres sur la carte du monde sans déclencher de combat, ce qui accélère la progression. Cependant, cette simplification peut réduire la difficulté du jeu, ce qui pourrait décevoir les joueurs à la recherche d’un défi.

Parmi les autres nouveautés, on note l’introduction d’une attaque spéciale appelée « Let Loose », combinable avec les compétences des différents métiers. Le système de métiers a été enrichi, offrant une grande variété de combinaisons et de possibilités de personnalisation. L’exploration du monde a également été simplifiée, le jeu guidant le joueur à chaque étape de son aventure.

Malgré ces améliorations, certains éléments du jeu original ont été supprimés, notamment certains donjons et lieux. Selon Takeshi Ichikawa, producteur du jeu, ces suppressions sont dues à des contraintes de temps et de budget. De plus, le jeu souffre d’un manque de diversité dans les modèles de personnages non-joueurs (PNJ), ce qui peut donner l’impression de revoir les mêmes visages à plusieurs reprises.

En conclusion, Dragon Quest VII : Fragments de souvenirs est un remake réussi, qui ravira les fans de la série et séduira les nouveaux venus. Bien que certaines simplifications puissent décevoir les puristes, le jeu offre une expérience de jeu agréable et accessible, grâce à ses graphismes attrayants, son gameplay modernisé et son univers attachant. C’est un excellent point d’entrée dans la série Dragon Quest, et une belle préparation pour les futures aventures à venir.

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