Publié le 17 février 2026. L’approche du poids et de la perte de poids évolue, selon la Dre Lindsey Henderson de Sanford Health, qui dénonce l’imprécision de l’indice de masse corporelle (IMC) et plaide pour une prise en charge plus globale et personnalisée, tenant compte de multiples facteurs.
- Le poids est désormais considéré comme une maladie chronique, et non comme un simple échec personnel.
- L’IMC est critiqué pour son manque de pertinence et son incapacité à refléter la diversité des corps.
- Une approche holistique, prenant en compte le comportement, l’alimentation, l’activité physique et, si nécessaire, les médicaments, est préconisée.
Selon la Dre Lindsey Henderson, spécialiste en médecine familiale et en gestion de la perte de poids à Sanford Health à Bismarck, dans le Dakota du Nord, il est temps de repenser notre rapport au poids. Intervenant lors d’un événement dédié aux femmes le 23 octobre 2025, elle a souligné que la fixation sur un chiffre sur la balance est souvent contre-productive et peut avoir des conséquences psychologiques durables. Elle a notamment évoqué le fait que de nombreuses personnes ont été mises au régime dès leur plus jeune âge, ce qui peut laisser des traces profondes.
« Quand on parle de poids, ce n’est pas une question de nombre », a-t-elle déclaré. « Honnêtement, je déteste l’échelle d’IMC. J’aimerais vraiment que nous puissions nous en débarrasser. Ce n’est pas un jugement précis. »
La Dre Henderson insiste sur le fait que le poids est influencé par de nombreux facteurs, notamment la génétique, le métabolisme, les hormones, le comportement et l’environnement. Elle rappelle que l’âge joue également un rôle important, avec une tendance naturelle à accumuler des graisses abdominales, ce qui n’est pas nécessairement le résultat d’un manque de volonté.
Elle propose une approche basée sur quatre piliers : le comportement et l’humeur, l’alimentation, l’activité physique et les médicaments. Elle souligne l’importance de fixer des objectifs réalistes, adaptés à l’âge et à la situation de chaque individu. « Nous ne sommes plus ce que nous étions il y a 20 ans, 30 ans ou 40 ans, ni ce que nous sommes aujourd’hui », explique-t-elle. « Il faut se retrouver là où nous pourrions peut-être être maintenant et non là où nous étions quand nous avions 22 ans parce que nous ne sommes plus les mêmes. »
Concernant les médicaments amaigrissants, la Dre Henderson reconnaît leur efficacité potentielle, notamment les injections récentes qui ont fait l’objet de nombreuses discussions, notamment sur TikTok. Cependant, elle met en garde contre leur utilisation isolée. « Ces médicaments injectables ont donc fait l’objet de beaucoup de presse car, honnêtement, ils ont tendance à plutôt bien fonctionner, mais ils ne sont pas la seule chose de notre arsenal que nous devons utiliser », a-t-elle précisé. Elle rappelle que la phentermine, un médicament plus ancien, reste largement utilisé depuis 1959. Elle insiste sur la nécessité d’une prescription médicale et d’un suivi régulier, car ces médicaments peuvent entraîner une perte de masse musculaire et ne constituent pas une solution à long terme si ils ne sont pas accompagnés d’un changement de mode de vie.
Elle souligne également l’importance de l’activité physique, en commençant par de petits changements progressifs, et d’une alimentation équilibrée, basée sur des aliments entiers et riches en fibres. « Le meilleur régime est celui que vous pouvez maintenir », affirme-t-elle. Elle encourage à ne pas se focaliser excessivement sur l’alimentation, mais à l’intégrer harmonieusement dans un mode de vie sain.
Enfin, la Dre Henderson insiste sur l’importance du soutien mutuel et de la bienveillance envers soi-même. « Il s’agit d’un travail constant », conclut-elle. « C’est pourquoi nous traitons le poids comme une maladie chronique. »
Pour en savoir plus sur Sanford Health, consultez news.sanfordhealth.org.
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