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Gouvernance minimale viable des données : ce qu’il faut savoir pour les soins de santé

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Dans un contexte économique incertain, les organisations doivent impérativement faire preuve d’agilité. Pour y parvenir, une approche pragmatique et progressive, baptisée « gouvernance minimale viable des données » (GMVD), pourrait bien s’avérer la clé, selon les recommandations de Rex Washburn, architecte de solutions de données chez CDW, et Shirley Parodi, responsable éditoriale chez CDW.

« Il s’agit d’une sorte de mise à l’échelle intelligente de la gouvernance », expliquent-ils. L’objectif n’est pas de construire des cadres lourds et complexes, mais plutôt d’intégrer efficacement les éléments fondamentaux de la gouvernance. Conçue pour favoriser l’agilité, elle s’adapte aux impératifs des entreprises modernes au lieu de devenir un frein.

Toutefois, pour qu’une organisation de soins de santé puisse réellement mettre en œuvre la GMVD, une culture solide axée sur les données s’avère indispensable. Cette nécessité est d’autant plus criante à l’heure où l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage automatique (machine learning) prennent une place prépondérante dans les opérations. Ces technologies, pour fonctionner de manière optimale, exigent une gouvernance des données rigoureuse dès le départ.

Qu’est-ce que la gouvernance minimale viable des données (GMVD) ?

La GMVD se définit comme un ensemble de normes, de politiques et de pratiques visant à garantir l’exactitude, la sécurité et l’utilisabilité des données d’une organisation. Une stratégie GMVD réussie repose sur cinq piliers fondamentaux :

  • Gestion des données : Elle vise à responsabiliser les individus au sein de l’organisation qui assument une responsabilité active dans la gouvernance des données et comprennent le contexte opérationnel de celles-ci.
  • Qualité des données : Ce pilier assure l’exactitude, l’exhaustivité, la cohérence et la rapidité de fourniture des données dès leur origine. Les données doivent également faire l’objet d’une surveillance continue et de contrôles qualité automatisés.
  • Confidentialité des données : Elle s’appuie sur des principes proactifs de confidentialité dès la conception, intégrés aux flux de travail, afin de rester en conformité avec l’évolution constante des réglementations.
  • Sécurité des données : L’équilibre est recherché entre la protection et la facilité d’utilisation, afin que les actifs de données restent à l’abri de tout accès non autorisé ou violation, tout en demeurant accessibles aux utilisateurs habilités.
  • Gestion des métadonnées : Elle facilite la découverte et la compréhension des données en ajoutant du contexte (comme la lignée et les définitions) dans des systèmes accessibles, garantissant ainsi la transparence des données existantes.

Au final, la maîtrise des données constitue un autre aspect crucial dans l’évolution vers une culture axée sur les données. Les organisations doivent démythifier les données et les rendre accessibles à l’ensemble de leur personnel, et non uniquement aux spécialistes des données ou aux équipes techniques.

Les bénéfices concrets de la gouvernance minimale viable des données

Les avantages de la GMVD répondent aux préoccupations majeures de tous les organismes de santé, qu’il s’agisse de briser les silos pour en extraire toute la valeur.

Les systèmes de santé collectent, créent, stockent et transmettent d’énormes volumes de données, mais peinent encore à en tirer pleinement parti. Comme le soulignent Washburn et Parodi : « La GMVD assure que les processus de gouvernance, d’organisation et d’analyse des données sont intégrés directement dans les flux de travail opérationnels. Cela améliore le délai de retour sur investissement, permettant aux initiatives de passer du concept à l’exécution plus rapidement et avec moins d’erreurs. »

Lors du lancement de projets basés sur l’IA, la GMVD établit des processus de qualité des données, renforçant ainsi la préparation d’une organisation à adopter de nouvelles technologies. Elle unifie également les données en une source de vérité cohérente, favorisant une meilleure collaboration et atténuant les effets néfastes des silos de données, monnaie courante dans le secteur de la santé.

Perspectives de la gouvernance des données dans le secteur de la santé

Les organisations de soins de santé ne peuvent se permettre d’hésiter à innover, d’autant plus qu’elles ont la responsabilité de veiller au bien-être des communautés, alors que leur personnel est confronté à l’épuisement professionnel et à des pénuries de personnel. Les exigences envers ce secteur ne feront que s’intensifier.

Dans ce contexte, il serait peu judicieux pour les organisations de reporter des projets essentiels sous prétexte qu’elles estiment leur gouvernance des données trop contraignante. La GMVD peut permettre aux organisations de gagner en agilité dans leur travail, car l’inaction n’est tout simplement pas une option.

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