Publié le 16 février 2026 10h00:00. Une nouvelle analyse révèle que les patients diabétiques de type 2 atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) pourraient bénéficier des traitements modernes contre le diabète, notamment les inhibiteurs du SGLT-2, qui réduisent significativement le risque d’aggravation de leur BPCO.
- Les inhibiteurs du SGLT-2 sont associés à une diminution d’environ un tiers du nombre d’exacerbations de la BPCO par rapport aux autres médicaments antidiabétiques.
- L’étude, basée sur les données de près de 464 000 patients, confirme un avantage significatif de ces médicaments sur le risque d’exacerbations.
- Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et comprendre pleinement les mécanismes en jeu.
Le diabète de type 2 et la BPCO sont deux affections chroniques qui coexistent fréquemment, aggravant la santé des patients. Les crises aiguës de BPCO sont plus courantes et plus graves chez les personnes diabétiques, entraînant une augmentation de la morbidité et de la mortalité. Face à ce constat, les inhibiteurs du SGLT-2 (SGLT2i) suscitent un intérêt croissant, car ils pourraient offrir des bénéfices au-delà de la simple régulation de la glycémie, notamment en agissant sur l’inflammation et la fonction pulmonaire.
Pour approfondir cette question, des chercheurs ont mené une revue systématique et une méta-analyse, en suivant les directives PRISMA. Ils ont analysé les données de plusieurs bases de données internationales, dont PubMed, Embase et Web of Science, en se concentrant sur les études publiées jusqu’en mars 2025 qui contenaient des informations quantitatives sur les exacerbations ou les hospitalisations liées à la BPCO chez les patients diabétiques de type 2. L’objectif était de comparer l’impact des SGLT2i à celui d’autres classes de médicaments antidiabétiques sur le risque d’exacerbations de la BPCO.
L’analyse, portant sur les données de près de 464 000 patients issues de huit études, a révélé que le risque d’exacerbations de la BPCO était considérablement réduit de 35 % chez les patients traités par SGLT2i. Une réduction significative du risque a également été observée en comparaison avec les inhibiteurs de la DPP-4 et les sulfonylurées. Cependant, aucun avantage statistiquement significatif n’a été démontré pour les exacerbations sévères. Les analyses complémentaires ont montré que les agonistes des récepteurs GLP-1 étaient associés à une légère, mais significative, réduction du risque d’exacerbations.
Ces résultats suggèrent que les SGLT2i pourraient offrir un bénéfice thérapeutique supplémentaire aux patients atteints de diabète de type 2 et de BPCO, en réduisant non seulement la glycémie, mais aussi le risque de détérioration aiguë de leur fonction pulmonaire. Les auteurs de l’étude soulignent toutefois la nécessité de mener d’autres études randomisées et contrôlées pour confirmer ces conclusions et élucider les mécanismes d’action potentiels.
L’étude, intitulée « Impact du SGLT-2i sur les exacerbations de la BPCO chez les patients atteints de diabète sucré de type 2 : une revue systématique et une méta-analyse », a été publiée dans le journal Diabète et métabolisme.
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