Publié le 7 février 2026 03:55:00. Malgré le cancer restant une cause majeure de décès en Argentine, les chiffres officiels révèlent une tendance encourageante : la mortalité liée à la plupart des types de cancer les plus fréquents est en baisse constante, grâce à une meilleure prévention et un diagnostic plus précoce.
- La mortalité due aux cancers les plus courants diminue en moyenne de 2,3 % par an chez les hommes et de 1,3 % chez les femmes.
- Le cancer colorectal et le cancer du sein présentent les baisses de mortalité les plus significatives, avec respectivement 1,5 % et 1,7 % par an.
- Les progrès dans les systèmes d’information sanitaire et la coordination entre les autorités nationales et provinciales contribuent à ces améliorations.
Le cancer demeure la principale cause de décès par maladie chez les personnes âgées de 5 à 59 ans en Argentine, mais les données présentées à l’occasion de la récente « Journée mondiale de sensibilisation au cancer » apportent un éclairage positif. Les spécialistes soulignent que la prévention et la détection précoce restent les piliers d’une lutte efficace contre la maladie.
Selon le Système de surveillance et de notification du cancer (SIVER-Ca) du ministère de la Santé, la mortalité liée aux tumeurs les plus répandues est en recul depuis plus d’une décennie. Cette amélioration est principalement attribuable à des diagnostics posés plus tôt et à un meilleur accès aux traitements pour les cancers les plus fréquents.
Chez les hommes, la réduction moyenne de la mortalité est de 2,3 % par an, tandis qu’elle atteint 1,3 % chez les femmes. L’analyse par type de tumeur révèle des disparités intéressantes. Le cancer colorectal – qui touche environ 30,5 hommes et 19,4 femmes pour 100 000 habitants – affiche une diminution soutenue de la mortalité de 1,5 % par an pour les deux sexes. Le cancer du sein, le plus fréquent chez les femmes (71,3 nouveaux cas pour 100 000), voit sa mortalité baisser en moyenne de 1,7 % par an au cours de la dernière décennie, avec un taux de 15,4 décès pour 100 000 femmes en 2024.
Une tendance similaire est observée pour le cancer de la prostate, qui affecte environ 44,7 hommes pour 100 000 et entraîne 9,2 décès pour 100 000 habitants. En revanche, le cancer du col de l’utérus présente une évolution plus stable, avec une incidence de 16,8 cas pour 100 000 femmes et une mortalité de 8,2 pour 100 000.
Ces chiffres sont d’autant plus pertinents que l’Argentine, selon les estimations du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), figure parmi les pays présentant des niveaux d’incidence et de mortalité modérément élevés. En 2024 seulement, les cancers du poumon, du côlon et du rectum, du sein, du pancréas, de la prostate, de l’estomac et du col de l’utérus ont été responsables de près de 60 % des décès liés au cancer.
Les autorités sanitaires soulignent que « ces dernières années, des progrès ont été réalisés dans le renforcement des systèmes d’information sanitaire et dans la coordination entre la Nation et les provinces pour améliorer la surveillance épidémiologique, le diagnostic rapide et l’accès aux traitements oncologiques ». Cependant, les spécialistes insistent sur la nécessité de réduire les inégalités territoriales, de garantir un accès précoce aux examens et aux traitements, et de renforcer les stratégies de prévention afin de consolider et d’amplifier cette tendance positive.