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La vie sans enfants ? Imaginable pour de plus en plus de femmes

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En Basse-Saxe, la décision de devenir parents s’avère de plus en plus liée à des conditions de vie optimales, loin du schéma traditionnel. Une étude révèle que si une majorité de femmes aspirent toujours à avoir des enfants, les impératifs de stabilité financière et de partenariat équilibré prennent une importance capitale.

Selon une enquête menée par l’Institut fédéral de la santé publique (anciennement « Centre fédéral d’éducation pour la santé »), près de la moitié des femmes en Basse-Saxe, âgées de 20 à 44 ans, envisagent une vie épanouie sans enfants. Paradoxalement, cette même région enregistre le taux de natalité le plus élevé du pays. Plus de la moitié des femmes interrogées, soit 56%, estiment que fonder une famille fait partie intégrante de leurs aspirations.

Les chiffres de l’étude, portant sur 1 889 femmes, montrent une réalité nuancée. Chez les femmes de 35 à 44 ans, 78% sont déjà mères, avec en moyenne 1,6 enfant. Cependant, la construction d’un foyer semble désormais fortement corrélée à la stabilité relationnelle : deux tiers des nouvelles mères sont mariées au moment de la naissance de leur premier enfant, et trois quarts étaient déjà en couple depuis plusieurs années.

« Les résultats de l’enquête montrent à quel point les femmes d’aujourd’hui planifient différemment leur vie avec ou sans enfants », observe Mechthild Paul, directrice adjointe de l’Institut fédéral de la santé publique. Elle ajoute : « La décision d’avoir des enfants dépend plus qu’avant des conditions-cadres appropriées ».

Parmi les raisons invoquées par les femmes ne souhaitant pas avoir d’enfants, les préoccupations financières et les angoisses face aux crises actuelles arrivent en tête, citées par 31% d’entre elles. Les conditions au sein du couple (31%) et le manque d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée (24%) jouent également un rôle déterminant.

L’étude met en lumière l’impact de la maternité sur la situation économique des femmes. Plus des trois quarts préfèrent travailler à temps partiel après la naissance d’un enfant, et près d’un quart des mères, notamment les plus jeunes, jugent leur situation financière précaire. Ce constat est particulièrement accentué chez les mères hautement qualifiées qui redoutent des désavantages économiques si elles fondent une famille trop tôt.

Malgré ces défis, le désir de concilier vie professionnelle et maternité reste fort. 86% des femmes aspirent à reprendre une activité professionnelle lorsque leur plus jeune enfant atteint l’âge de trois ans. Dès l’entrée à l’école primaire, la quasi-totalité des femmes souhaitent travailler. Les femmes universitaires, en particulier, attendent de leur partenaire qu’il aménage son temps de travail pour contribuer davantage à la vie familiale.

Christine Arbogast, secrétaire d’État au ministère des Affaires sociales, du Travail, de la Santé et de l’Égalité de Basse-Saxe, conclut : « Les femmes de Basse-Saxe ont une idée claire des conditions dans lesquelles elles peuvent imaginer fonder ou agrandir une famille. Et la majorité ne veut pas d’un prestataire, mais plutôt d’un partenariat sur un pied d’égalité ».

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