Publié le 9 février 2024 07:43:00. L’activité grippale et le nombre d’infections respiratoires aiguës sont en baisse en Chine, selon les autorités sanitaires, mais la vigilance reste de mise à l’approche des vacances du Nouvel An chinois, période propice à la propagation des virus.
- L’Administration nationale de contrôle et de prévention des maladies (CDC) signale une diminution de l’activité grippale et des infections respiratoires aiguës dans la plupart des régions du pays.
- Si le taux de positivité au virus respiratoire syncytial (VRS) diminue, d’autres virus respiratoires courants, tels que les rhinovirus et les coronavirus, continuent de circuler.
- Les autorités mettent en garde contre le risque de cas importés de dengue, de chikungunya et de paludisme, ainsi que des cas sporadiques locaux, notamment dans le sud du pays.
La situation épidémiologique en Chine s’améliore, selon les données récentes de l’Administration nationale de contrôle et de prévention des maladies (CDC). L’activité grippale a reculé et le nombre global d’infections respiratoires aiguës montre une tendance à la baisse. Le CDC précise que le taux de positivité au virus respiratoire syncytial (VRS) est également en diminution. Cependant, d’autres virus respiratoires, comme les rhinovirus, le virus parainfluenza et les coronavirus courants, restent présents et circulent activement.
Concernant le nouveau coronavirus et les autres agents pathogènes respiratoires surveillés, les taux de positivité restent globalement faibles. Néanmoins, les autorités sanitaires ne baissent pas la garde, en particulier face aux risques liés aux maladies transmises par les moustiques. Bien que la saison épidémique des arbovirus (dengue, chikungunya, paludisme) ne soit pas encore en cours, le CDC souligne la possibilité de cas importés et de foyers locaux, surtout dans les régions plus chaudes du sud de la Chine, où les moustiques peuvent survivre pendant l’hiver.
L’approche des vacances du Nouvel An chinois, synonymes d’augmentation des voyages, des rassemblements sociaux et des dîners en famille, représente un facteur de risque accru de transmission des virus. Dans ce contexte, l’administration a appelé les autorités locales à renforcer leurs efforts de surveillance et de gestion des épidémies, et à se préparer à d’éventuelles urgences de santé publique.
Au-delà de la situation nationale, le CDC insiste sur l’importance d’une surveillance étroite de l’évolution des principales maladies infectieuses à l’échelle mondiale, notamment le COVID-19, la fièvre chikungunya et le virus Nipah. Une attention particulière doit également être portée aux situations épidémiologiques dans les pays et régions voisins, afin d’anticiper et de se préparer au mieux à d’éventuelles menaces sanitaires.