Publié le 12 février 2024 14:52:00. Le gouvernement indien défend la détention préventive d’un activiste au Ladakh, arguant qu’elle a permis de rétablir l’ordre dans une région frontalière marquée par des tensions et des violences.
- La détention de Wanghcuk est présentée par le gouvernement comme un facteur clé dans la pacification du Ladakh.
- Le gouvernement assure que toutes les procédures légales ont été scrupuleusement respectées lors de l’arrestation.
- L’affaire sera de nouveau examinée le 16 février pour entendre les arguments de l’épouse de l’activiste.
Lors d’une audience devant un tribunal composé des juges Aravind Kumar et PB vers Vara, le gouvernement a justifié la détention de Wanghcuk en affirmant qu’elle avait mis fin aux troubles et aux actes de violence qui secouaient le Ladakh. Selon les autorités, cette mesure était donc pleinement justifiée.
Le Solliciteur général assistant (ASG) KM Nataraj a déclaré :
« Après la détention, l’agitation et la violence totale ont été maîtrisées. Il est donc prouvé qu’il s’agit d’un ordre parfait et justifié dans la situation. »
KM Nataraj, Solliciteur général assistant
Il a également insisté sur le fait que les autorités compétentes avaient fait preuve de la plus grande prudence lors de l’arrestation et que toutes les garanties procédurales avaient été observées.
M. Nataraj a souligné l’importance de la sécurité nationale dans cette affaire, en particulier dans une zone frontalière sensible.
« Veuillez voir la situation. Les zones frontalières, où éclatent des agitations et des violences. L’intérêt national doit être la considération primordiale. En ignorant tous ces aspects, en soulignant divers aspects des droits fondamentaux, la personne qui se présente devant cette Cour doit également être consciente de ses devoirs fondamentaux envers les citoyens et le pays. »
KM Nataraj, Solliciteur général assistant
À la fin de sa plaidoirie, M. Nataraj s’est excusé pour la longueur de son intervention. Le tribunal a pris note de cette remarque, indiquant que de telles situations étaient inévitables dans ce type de dossier :
« Dans ces domaines, cela est inévitable. »
Tribunal
L’affaire a été renvoyée au lundi 16 février pour l’examen des arguments de Gitanjali J Angmo, l’épouse de Wanghcuk, qui conteste la légalité de la détention de son mari.