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Le microbiote pourrait influencer la santé cognitive des seniors

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Publié le 2025-10-25 16:00:00. Une nouvelle étude révèle un lien fascinant entre la composition de notre flore intestinale et l’activité cérébrale chez les personnes âgées. Ces travaux, menés par le CSIC, suggèrent que notre microbiote pourrait jouer un rôle clé dans le vieillissement cognitif, ouvrant la voie à de nouvelles approches préventives.

  • Des variations dans le microbiote intestinal sont associées à des différences dans certaines zones du cortex cérébral.
  • Ces régions cérébrales sont impliquées dans des fonctions cognitives essentielles comme la mémoire, le langage et le traitement des émotions.
  • L’axe intestin-cerveau pourrait être un médiateur de l’influence du microbiote sur le déclin cognitif lié à l’âge.

Une équipe de chercheurs du Centre d’Automatisation et de Robotique (CAR), en collaboration avec le groupe IMDEA-Food, a mené une étude novatrice sur 54 participants sains âgés de plus de 55 ans. Pour la première fois, ces travaux ont analysé la corrélation entre le microbiote intestinal et l’activité cérébrale spontanée mesurée par électroencéphalographie au repos. Les résultats indiquent que des profils de microbiote distincts chez ces individus sont liés à des activités cérébrales spécifiques dans les régions du cortex postérieur médial. Ces zones sont notamment cruciales pour la perception, la mémoire et le traitement des informations internes.

L’étude met en lumière deux constatations majeures. D’une part, la composition du microbiote intestinal chez des personnes en bonne santé semble influencer directement l’activité cérébrale. D’autre part, cette activité cérébrale pourrait à son tour impacter des fonctions cognitives vitales qui tendent à décliner avec l’âge, telles que la mémoire, le langage et la cognition sociale – qui englobe la reconnaissance des émotions, l’empathie, la compréhension des normes sociales et le raisonnement moral. Ces découvertes soulignent que même en l’absence de maladie déclarée, des différences dans la composition du microbiote intestinal peuvent avoir des répercussions sur l’activité cérébrale.

L’axe intestin-cerveau sous les projecteurs

Le microbiote intestinal est reconnu comme un acteur majeur dans la régulation de l’axe intestin-cerveau. Cependant, jusqu’à présent, son influence précise sur l’activité cérébrale restait largement méconnue. La présente recherche, dont le premier auteur est José Ignacio Serrano et sous la direction de María Dolores del Castillo Sobrino, suggère que chez les personnes de plus de 55 ans, des différences dans le microbiote sont associées à des variations dans l’activité cérébrale spontanée. Ces variations peuvent se traduire par une sensibilité accrue à certains problèmes de santé, même avec un microbiome perçu comme sain.

Les conclusions sont claires : les zones cérébrales étudiées, impliquées dans la mémoire, le langage et le traitement émotionnel, montrent une corrélation avec la composition du microbiote intestinal. Cela implique que des profils de microbiote non pathologiques sont déjà liés à une activité cérébrale affectant des fonctions cognitives sujettes au vieillissement. Par conséquent, une intervention précoce, potentiellement par des ajustements nutritionnels visant à modifier la composition du microbiote, pourrait offrir une stratégie prometteuse pour retarder ou atténuer le déclin cognitif lié à l’avancée en âge.

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