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Leader : Budget de l’État 2026 : Jens Stoltenberg coupe effectivement

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Publié le 24 septembre 2025. Le gouvernement Støre a dévoilé son budget d’État, suscitant des critiques acerbes de l’opposition, notamment sur les réductions climatiques et les prestations sociales. La principale polémique porte sur la modification des aides accordées aux ferries gratuits, un point qui a particulièrement énervé le parti du Centre.

  • Le budget 2026, présenté par le Premier ministre Jens Stoltenberg, fait l’objet d’attaques vives de la part des partis d’opposition, qui dénoncent un manque d’ambition écologique et des coupes dans les aides sociales.
  • Le parti du Centre (Sp) s’est illustré par une colère particulièrement visible, focalisée sur la réduction du nombre de ferries gratuits, perçue comme un recul majeur.
  • Plusieurs secteurs, tels que le climat, l’aide sociale, les transports et l’intégration, verront leurs financements réduits, marquant un changement de cap par rapport aux politiques antérieures.

La présentation du budget de l’État par le gouvernement Støre au Storting a déclenché une vague de réactions contrastées. Si les partisans du gouvernement ont salué la proposition, l’opposition s’est montrée particulièrement virulente, qualifiant le projet d' »usocial », « mauvais », de « trahison » et de « décevant ». Les Verts ont pointé du doigt l’insuffisance des mesures climatiques, tandis que la gauche a critiqué les réductions de prestations. Le chef du parti du Centre, Trygve Slagsvold Vedum, s’est particulièrement distingué par sa colère, notamment face à la suppression des ferries gratuits.

Cette décision, parmi d’autres mesures telles que la fin de l’exonération de TVA pour les voitures électriques, la simplification de la bureaucratie dans le secteur de la santé et l’abandon du projet de tunnel maritime, a été prévisiblement annoncée à l’avance par le gouvernement. Cette année, la tendance semble être à la communication sur ce qui sera supprimé plutôt qu’à la mise en avant des bénéfices. Jens Stoltenberg, en reprenant les rênes financières, semble vouloir imprimer sa marque en revenant à des principes qu’il avait déjà défendus, comme rendre la pollution coûteuse plutôt que de subventionner les solutions.

Le Premier ministre a notamment appuyé sur le fait que les subventions aux voitures électriques, autrefois un soutien aux plus aisés, n’avaient plus lieu d’être dans un contexte où l’achat de ces véhicules est désormais généralisé. Il a ainsi justifié la suppression de la promesse du Parti travailliste de réaliser toutes les réductions climatiques, affirmant que l’argent public serait plus efficacement utilisé à l’étranger pour des actions climatiques. Cette approche pragmatique est cependant mise à l’épreuve par la nécessité de faire adopter le budget par une coalition de quatre partis.

Le parti du Centre, malgré sa protestation, devra probablement revoir ses positions, notamment sur le projet de tunnel maritime de Stad, qui a obtenu le soutien de la droite. Les Verts, quant à eux, continueront de plaider pour des voitures électriques plus accessibles et des mesures climatiques plus ambitieuses. Le budget, s’il est adopté tel quel, reflète une stratégie où les coupures sont compensées par des sommes considérables puisées dans le fonds pétrolier. Cette stratégie, si elle assure une certaine stabilité à court terme, soulève des questions sur sa viabilité à long terme. Le coût de mesures telles qu’une école maternelle abordable et une électricité bon marché pèseront sur les finances publiques au-delà de la prochaine année.

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