Home Sciences et technologies Les astronautes reviennent sur Terre avec des déformations cérébrales et c’est un mystère pour la NASA

Les astronautes reviennent sur Terre avec des déformations cérébrales et c’est un mystère pour la NASA

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Mis à jour le 20 février 2026 à 19h47. Des recherches récentes révèlent que les séjours prolongés en apesanteur entraînent des modifications structurelles du cerveau des astronautes, soulevant des questions cruciales pour les futures missions spatiales de longue durée.

  • L’imagerie par résonance magnétique (IRM) de 26 astronautes montre que leur cerveau se déplace et se déforme en microgravité.
  • Les zones du cerveau liées au mouvement et à la perception sensorielle sont les plus affectées par ces changements.
  • Bien que la plupart des modifications s’inversent après le retour sur Terre, certaines persistent, nécessitant une meilleure compréhension de leurs implications.

Des scientifiques de l’Université de Floride et de l’Université de Toronto ont mis en évidence un phénomène jusqu’alors méconnu : le cerveau humain ne reste pas immobile dans le crâne en l’absence de gravité. Leurs travaux, publiés dans la revue PNAS, s’appuient sur l’analyse d’images cérébrales réalisées avant et après les vols spatiaux. L’étude a révélé un déplacement systématique du cerveau vers le haut et vers l’arrière, dont l’amplitude augmente avec la durée du séjour en orbite.

Sur Terre, la gravité assure un équilibre entre le cerveau, le liquide céphalo-rachidien et les tissus environnants. Cependant, en microgravité, les fluides corporels se redistribuent vers la tête, perturbant cette stabilité physiologique et créant de nouvelles pressions à l’intérieur du crâne. Selon les chercheurs Rachel Seidler et Tianyi Wang, l’absence de force gravitationnelle permet au cerveau de « flotter » et de subir des contraintes différentes de celles auxquelles il est habitué.

Pour détecter ces mouvements subtils, l’équipe a divisé le cerveau en plus de 100 régions distinctes et a aligné avec précision les images de crânes pré et post-vol. Cette méthode a permis d’identifier des variations qui étaient passées inaperçues dans les études précédentes, qui se concentraient sur des moyennes globales. Chez les astronautes ayant passé environ un an dans l’espace, certaines zones de la partie supérieure du cerveau ont bougé de plus de 2 millimètres. Bien que cette distance puisse sembler minime, elle représente un changement significatif dans l’espace confiné du crâne.

Les zones du cerveau liées au mouvement et à la perception sensorielle ont montré les déplacements les plus importants. De plus, certaines structures des deux hémisphères ont eu tendance à se rapprocher de la ligne médiane, se compensant mutuellement et rendant leur détection plus difficile lors d’une analyse globale du cerveau.

La plupart de ces modifications tendent à s’inverser dans les six mois suivant le retour sur Terre, bien que le mouvement de recul montre moins de récupération. Pour la NASA et ses programmes d’exploration spatiale, il est essentiel de comprendre comment la microgravité affecte le cerveau humain afin de concevoir des missions plus sûres et d’anticiper d’éventuels risques physiologiques.

Photo de : nasa-lettugas-espacio-colonizar-marte-1qrt

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R. Badillo

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