Home Santé Les cas de Monkeypox suscitent des inquiétudes en Californie

Les cas de Monkeypox suscitent des inquiétudes en Californie

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Deux cas potentiels de variole du singe, distincts des souches précédemment identifiées aux États-Unis, ont été signalés en Californie cette semaine. Ces cas, pour lesquels la transmission locale est suspectée, font l’objet d’une surveillance attentive des autorités sanitaires qui insistent toutefois sur un faible risque pour la population générale.

Le premier diagnostic a été confirmé jeudi par le ministère de la Santé de Long Beach, une municipalité située dans le comté de Los Angeles, mais disposant de son propre service de santé. Un second cas similaire a été rapporté le même jour par les autorités sanitaires du comté de Los Angeles. Ces deux personnes, diagnostiquées avec ce que l’on appelle la variole du singe de clade I, ont été hospitalisées et sont actuellement en convalescence à leur domicile. Les enquêteurs n’ont pour l’heure identifié aucun lien entre ces deux cas, ni aucun cas supplémentaire.

Jusqu’à présent, les six autres cas de variole du singe de clade I recensés aux États-Unis concernaient tous des voyageurs internationaux. Les deux individus nouvellement diagnostiqués en Californie n’ont, selon les premières constatations, aucun antécédent de voyage à l’étranger. De même, aucun contact proche de ces personnes n’a montré de signes de la maladie, et aucune preuve de transmission communautaire continue n’a été établie. « C’est quelque chose sur lequel nous enquêtons. C’est quelque chose qui nous préoccupe », a précisé Nora Balanji, coordinatrice des maladies transmissibles pour le département de santé de Long Beach, ajoutant que certains contacts étroits avaient été vaccinés.

La variole du singe, également nommée mpox, est une maladie virale rare, apparentée au virus de la variole, et endémique dans plusieurs régions d’Afrique. Les symptômes peuvent varier de fièvres, frissons et courbatures à des lésions cutanées plus prononcées, touchant le visage, les mains, le torse et les organes génitaux dans les cas les plus sévères.

Une autre souche du virus, connue sous le nom de clade II, avait provoqué une crise sanitaire mondiale en 2022, avec une recrudescence des infections dans de nombreux pays, affectant principalement les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. À son apogée, les États-Unis enregistraient près de 500 cas quotidiens. Bien que rarement mortelle, cette épidémie avait causé des lésions cutanées douloureuses pendant plusieurs semaines pour de nombreux malades. La situation s’était largement apaisée grâce notamment à la vaccination, utilisant le vaccin Jynneos du laboratoire Bavarian Nordic.

La variante clade I, dont les deux cas californiens pourraient être issus, se distingue par sa capacité à se propager par contact sexuel et d’autres voies. En Afrique, elle a causé un nombre plus important d’infections, y compris chez les enfants. Une forme plus récente de ce clade a circulé activement en Afrique orientale et centrale, ayant été qualifiée d’urgence de santé publique par l’Organisation mondiale de la santé. L’organisation a toutefois annoncé le mois dernier que la situation s’était suffisamment améliorée pour ne plus constituer une urgence internationale.

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