Publié le 13 février 2026. L’épidémie de rougeole continue de progresser au Mexique, touchant principalement les jeunes enfants et concentrant les cas dans plusieurs États du pays. Les autorités sanitaires insistent sur l’importance de la vaccination pour limiter la propagation du virus.
- Au 12 février 2026, le Mexique comptabilise 9 351 cas de rougeole pour l’année en cours.
- L’État de Jalisco est le plus touché, avec 1 701 infections recensées.
- 28 décès liés à la rougeole ont été enregistrés entre 2025 et 2026, principalement dans l’État de Chihuahua.
Le nombre de cas de rougeole ne cesse d’augmenter au Mexique. Selon le dernier rapport du ministère de la Santé, 164 nouveaux cas ont été confirmés au cours des dernières 24 heures, portant le total national à 9 351. Entre le 1er janvier et le 12 février, 2 919 infections ont été signalées, et la semaine dernière, entre lundi et jeudi, 452 nouveaux cas ont été enregistrés, soit une moyenne de plus de 110 cas par jour.
La tranche d’âge la plus vulnérable reste celle des enfants de 1 à 4 ans, suivie par les enfants de 5 à 9 ans et, dans une moindre mesure, les jeunes adultes de 25 à 29 ans. Cette distribution souligne l’importance de la couverture vaccinale chez les jeunes enfants.
Jalisco est actuellement l’épicentre de l’épidémie, concentrant à elle seule 1 701 infections en 2026. Les autres États les plus touchés sont le Chiapas (296 cas), Mexico (170 cas), Sinaloa (150 cas) et Puebla (70 cas).
Concernant les décès, le ministère de la Santé n’a enregistré aucun nouveau décès depuis le 10 février. Le bilan total de l’épidémie, sur la période 2025-2026, s’élève à 28, répartis dans sept États : Chihuahua (21 décès), Jalisco (2 décès), Sonora (1 décès), Durango (1 décès), Michoacán (1 décès), Tlaxcala (1 décès) et Mexico (1 décès).
Face à cette situation, les autorités sanitaires rappellent les mesures de prévention essentielles. La vaccination reste la méthode la plus efficace pour éviter la rougeole. Le vaccin triple viral offre une protection de 97 % avec deux doses, conférant une immunité à vie contre le virus. En raison de la forte contagiosité du virus – un patient peut contaminer jusqu’à 18 personnes – les mesures d’hygiène de base s’avèrent insuffisantes. La vaccination collective est donc cruciale pour protéger les populations les plus vulnérables.
En cas d’infection, il n’existe pas de traitement antiviral spécifique. Cependant, l’administration de fortes doses de vitamine A est recommandée pour réduire le risque de complications. Les patients doivent également s’isoler strictement pendant au moins cinq jours après l’apparition des symptômes, et le port de masques à haute efficacité est indispensable dans les établissements de santé, car le virus peut contourner les protections classiques. Enfin, la vaccination dans les 72 heures suivant une exposition peut prévenir le développement de la maladie ou atténuer ses symptômes.