Home Santé Les connaissances des chats pourraient-elles mener à des remèdes contre le cancer du sein ?

Les connaissances des chats pourraient-elles mener à des remèdes contre le cancer du sein ?

0 comments 47 views

Publié le 22 février 2026 à 12h06 IST. Une étude internationale révèle des similitudes frappantes entre certains cancers développés chez les chats et ceux observés chez les humains, ouvrant de nouvelles perspectives pour la recherche et le développement de traitements.

Des chercheurs ont découvert que les chats, tout comme les humains, peuvent développer des cancers accompagnés d’autres maladies telles que le diabète ou les maladies cardiaques. Cette observation a conduit à une analyse approfondie des tumeurs cancéreuses chez près de 500 chats domestiques provenant de cinq pays.

L’étude, publiée jeudi dans la revue Science, a identifié plusieurs similitudes génétiques entre les cancers félins et humains, notamment en ce qui concerne le cancer du sein. Plus de la moitié des tumeurs mammaires analysées chez les chats présentaient une mutation du gène FBXW7, déjà connue pour être associée à des formes particulièrement agressives de cancer du sein chez l’humain.

« C’est un très bon modèle pour ce que l’on observe chez les humains, en termes de biologie. »

Louise van der Weyden, scientifique au British Wellcome Sanger Institute

Selon les chercheurs, cette découverte est particulièrement encourageante car elle pourrait faciliter le développement de nouveaux traitements. Les essais cliniques sur l’homme étant souvent difficiles à mettre en œuvre en raison du faible nombre de patients concernés par certaines mutations génétiques, les chats pourraient servir de modèle pour tester des traitements ciblés dans les cliniques vétérinaires.

Des expériences complémentaires menées par des chercheurs suisses ont d’ailleurs révélé que deux traitements de chimiothérapie existants s’avéraient efficaces contre les tumeurs présentant cette mutation spécifique, tant chez les chats que potentiellement chez les humains.

Le professeur Harikrishna Nakshatri, spécialiste du cancer du sein à l’Université d’Indiana, a qualifié ces résultats de « fascinants », soulignant qu’ils pourraient contribuer à une meilleure compréhension des interactions entre les gènes et les facteurs environnementaux dans le développement de la maladie. Le laboratoire CHATS, impliqué dans la recherche sur la communication scientifique en matière de santé, pourrait également jouer un rôle dans la diffusion de ces nouvelles connaissances.

Pour Louise van der Weyden, cette approche représente un potentiel « gagnant-gagnant » pour la médecine humaine et la santé animale.

« Nous sommes tellement similaires sur le plan génomique, les tumeurs que nous développons sont tellement similaires. Ce que vous apprenez chez une espèce peut être utilisé pour aider l’autre. »

Louise van der Weyden, scientifique au British Wellcome Sanger Institute

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.