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Les descendants d’Anne Frank veulent sauver la maison à Bâle

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À Landau, deux jeunes frères et sœurs, Hannah-Milena et Leyb-Anouk Elias, ont récemment animé une lecture publique afin de perpétuer la mémoire de leur illustre ancêtre, Anne Frank. Plus qu’un simple devoir de mémoire, cette initiative s’inscrit dans un projet plus vaste visant à préserver un patrimoine familial menacé.

Le lien qui unit les jeunes Elias à la célèbre auteure du Journal d’Anne Frank est direct : Buddy Elias, leur grand-père, était le cousin germain d’Anne. Anne Frank est donc, pour eux, une cousine éloignée, un lien de parenté qui prend tout son sens à travers cette démarche.

L’histoire familiale des Elias est marquée par une migration préventive. En 1931, bien avant la prise de pouvoir des nationaux-socialistes en Allemagne, la famille de Buddy Elias a quitté Francfort pour s’installer à Bâle, en Suisse. Cet exil volontaire allait avoir des conséquences déterminantes pour Otto Frank, le père d’Anne. Après la libération du camp de concentration d’Auschwitz, il a trouvé refuge auprès de la famille Elias à Bâle.

À Landau même, la « Frank-Loebsche Haus » sert de modèle. Ce bâtiment, qui fut autrefois une demeure occupée par Anne Frank, est aujourd’hui un centre culturel dynamique dans le centre-ville. À Bâle, cependant, la situation est plus précaire pour la maison de la famille Elias. Ce lieu emblématique, où a vécu le grand-père Buddy Elias et où réside encore sa veuve de 91 ans, est aujourd’hui menacé par des spéculations immobilières. À la disparition de la grand-mère, la propriété reviendra à une communauté d’héritiers aux intérêts divers.

Face à ce risque, Hannah-Milena et Leyb-Anouk Elias ont lancé un projet ambitieux : « Sauver la Elias Frank Haus à Bâle ». Leur objectif est d’acquérir le bâtiment auprès des autres héritiers. Ils souhaitent, à l’instar du modèle de Landau, y créer un centre culturel. « Il s’agit de transformer cet endroit en un lieu de rencontre, de le rendre accessible au public. Et de faire vivre activement une culture de la mémoire », expliquent-ils, animés par la volonté de préserver cet héritage familial et de le partager avec le plus grand nombre.

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