Publié le 13 février 2026 à 03h45. Les États-Unis ont accusé le gouvernement cubain de harcèlement envers son chargé d’affaires à La Havane, Mike Hammer, lors de déplacements récents sur l’île, une nouvelle escalade des tensions entre les deux pays.
- Washington dénonce un harcèlement ciblé du chargé d’affaires américain par des agents cubains.
- Le sous-secrétaire d’État Christopher Landau menace de sanctions en matière de visas à l’encontre des responsables.
- Ces accusations interviennent dans un contexte de crise énergétique à Cuba, exacerbée par le blocus américain.
Le gouvernement américain a publiquement dénoncé, ce jeudi, des actes de harcèlement visant Mike Hammer, le chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis à La Havane. Selon Washington, des agents cubains seraient responsables de ces incidents survenus lors de visites de M. Hammer dans différentes régions de Cuba, où il s’entretenait avec des représentants de la société civile.
Le sous-secrétaire d’État Christopher Landau a annoncé sur les réseaux sociaux que les individus impliqués avaient été identifiés et que des mesures seraient prises.
« Je veux que ces gens comprennent que nous savons qui ils sont et que nous réagirons en conséquence, y compris par des sanctions en matière de visa. »
Christopher Landau, sous-secrétaire d’État
Il a également souligné que le droit international garantit aux diplomates la liberté d’exercer leurs fonctions sans intimidation.
« Les diplomates doivent être libres d’exercer leurs fonctions sans être harcelés par des voyous. »
Christopher Landau, sous-secrétaire d’État
Pour illustrer ses propos, M. Landau a diffusé une vidéo capturant des cris proférés alors que M. Hammer montait à bord d’un véhicule officiel. Cette publication vise à mettre en évidence, selon Washington, la nature intimidante des actions menées par les autorités cubaines.
Ces accusations surviennent à un moment de fortes tensions entre les États-Unis et Cuba. L’administration de l’ancien président Donald Trump avait renforcé le blocus économique de l’île, notamment en imposant des droits de douane sur les fournisseurs de pétrole brut, aggravant ainsi la crise énergétique que traverse Cuba. Cette politique, bien que partiellement assouplie par l’administration actuelle, continue d’avoir des répercussions significatives sur la population cubaine.
La situation actuelle pourrait entraîner une nouvelle détérioration des relations diplomatiques entre les deux pays, déjà fragilisées par des années de désaccords sur des questions politiques et économiques.