Home Accueil «Les explosions ne s’arrêtent pas… où nous est dit la trêve que Trump nous a parlé? – Israël frappe Gaza alors que les Palestiniens épinglent sur le plan de Trump

«Les explosions ne s’arrêtent pas… où nous est dit la trêve que Trump nous a parlé? – Israël frappe Gaza alors que les Palestiniens épinglent sur le plan de Trump

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Publié le 2025-10-05 10:31:00. Alors que le président américain Donald Trump appelle à un cessez-le-feu, Israël maintient son offensive à Gaza, malgré les appels à la retenue. Des pourparlers cruciaux s’organisent au Caire dans l’espoir de mettre fin au conflit.

  • Donald Trump a annoncé qu’Israël avait accepté une « ligne de retrait initiale » à Gaza, conditionnant un cessez-le-feu immédiat à la confirmation du Hamas.
  • Le Hamas a accueilli favorablement certaines propositions de Trump, mais des points cruciaux, comme son désarmement, restent en suspens.
  • Des civils palestiniens expriment leur scepticisme quant à l’efficacité des annonces de cessez-le-feu face à la poursuite des bombardements israéliens.

Le président américain Donald Trump a déclaré sur sa plateforme sociale Truth, samedi, qu’Israël avait accepté une « ligne de retrait initiale » dans la bande de Gaza. Selon lui, un cessez-le-feu serait « immédiatement effectif » dès que le Hamas confirmerait sa position. Ces déclarations interviennent alors que l’Égypte se prépare à accueillir des délégations du Hamas, d’Israël, des États-Unis et du Qatar pour des discussions visant à établir un accord de paix.

Le Hamas avait précédemment réagi positivement vendredi aux propositions de Trump, indiquant accepter certains éléments clés de son plan de paix en 20 points, notamment la fin des hostilités, le retrait israélien et la libération des otages et des prisonniers palestiniens. Cependant, le groupe islamiste a laissé des points majeurs en suspens, nécessitant des négociations supplémentaires. La question du désarmement, une exigence fondamentale d’Israël pour mettre fin à la guerre, demeure un point de friction.

« Les progrès dépendront de la capacité du Hamas à accepter la feuille de route, qui stipule que l’armée israélienne maintiendra le contrôle de la majeure partie de la bande de Gaza », a confié un responsable palestinien proche des négociations, s’exprimant sous couvert d’anonymat. Il a ajouté que le Hamas pourrait demander un calendrier précis pour le retrait israélien, et que la première phase des pourparlers définirait la suite des événements.

Malgré ces développements diplomatiques, les forces israéliennes ont poursuivi leurs opérations militaires, notamment dans la ville de Gaza, qualifiée par Israël de dernier bastion du Hamas. Les autorités israéliennes ont averti les résidents ayant fui la zone de ne pas y retourner, la considérant comme une « zone de combat dangereuse ». Dimanche, des témoins ont rapporté une intensification des frappes aériennes israéliennes sur la ville, le plus grand centre urbain de Gaza. Des drones ont largué des grenades sur des habitations et des troupes ont utilisé des véhicules piégés pour détruire des maisons dans les quartiers de Sabra et Sheikh Radwan.

Dans ce contexte de combats intenses, les civils expriment leur scepticisme quant aux annonces de cessez-le-feu. « Où est Trump là-dedans ? », s’est interrogé Rami Mohammad-Ali, 37 ans, habitant de Gaza City, déplacé vers l’ouest de la ville. « Les explosions ne s’arrêtent pas, les drones larguent des bombes partout, comme si de rien n’était. Où est cette trêve dont on nous parle ? », a-t-il déploré.

Selon les autorités sanitaires locales, au moins un Palestinien a été tué et plusieurs autres blessés lors des frappes de dimanche matin. Trois autres décès ont été signalés suite à des bombardements israéliens distincts dans l’enclave, selon des sources médicales. Amjad al-Shawa, directeur du réseau des ONG palestiniennes, a souligné la détérioration de la situation humanitaire à Gaza, notamment les pénuries aiguës de nourriture et de carburant, exacerbées par le blocage de la route entre le nord et le sud de la bande. « Des dizaines de milliers d’enfants souffrent de malnutrition, des personnes âgées ont besoin de soins urgents. Ils sont désormais en danger à cause du blocus imposé par l’occupation israélienne sur Gaza-ville et de l’escalade des attaques », a-t-il déclaré à Reuters.

Le plan de Trump prévoyait initialement la libération de tous les otages israéliens, vivants et morts, dans les 72 heures suivant leur accord. Cependant, le calendrier exact de cette période de 72 heures reste flou, Benjamin Netanyahu ayant accepté le principe de ce délai plusieurs jours avant la réponse du Hamas. Israël affirme qu’il reste 48 otages, dont 20 sont vivants. Des sources proches du Hamas ont indiqué à Reuters que la remise des otages vivants pourrait être relativement aisée, mais que la récupération des corps des otages décédés, dans le contexte de dévastation et des décombres à Gaza, pourrait s’avérer une opération complexe.

Donald Trump avait estimé vendredi que le Hamas avait montré sa disposition à une « paix durable » et avait appelé le gouvernement Netanyahu à cesser les bombardements sur Gaza. Sur le plan intérieur, le Premier ministre israélien est confronté à une pression croissante de la part des familles d’otages et d’une opinion publique lassée par la guerre. Parallèlement, des membres radicaux de sa coalition continuent d’insister pour que la campagne militaire à Gaza ne prenne pas fin. Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a qualifié sur X l’arrêt des opérations à Gaza d' »erreur grave ». Smotrich et le ministre de la Sécurité, Itamar Ben-Gvir, ont par le passé menacé de faire tomber le gouvernement si la guerre prenait fin.

Israël a lancé ses opérations militaires à Gaza suite aux attaques du Hamas du 7 octobre 2023, qui ont causé la mort d’environ 1 200 personnes, majoritairement des civils, et la prise de 251 otages, selon les autorités israéliennes. La campagne militaire israélienne aurait entraîné la mort de plus de 67 000 personnes à Gaza, dont une majorité de civils, et a laissé l’enclave en ruines, d’après les bilans des autorités sanitaires de Gaza.

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