Home Santé Les scientifiques créent un vaccin universel en spray nasal contre le Covid, la grippe et la pneumonie ; comprendre

Les scientifiques créent un vaccin universel en spray nasal contre le Covid, la grippe et la pneumonie ; comprendre

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Publié le 24 février 2026. Des chercheurs de l’Université de Stanford ont annoncé une avancée prometteuse dans la lutte contre les maladies respiratoires : un vaccin universel administré par voie nasale, capable de protéger contre un large éventail de virus et de bactéries, ainsi que contre les allergies.

  • Un vaccin expérimental en spray nasal a démontré une protection significative contre le SRAS-CoV-2, d’autres coronavirus, des bactéries courantes en milieu hospitalier et des allergènes chez des souris.
  • Contrairement aux vaccins traditionnels, cette nouvelle approche ne cible pas des antigènes spécifiques, mais stimule le système immunitaire de manière plus large et durable.
  • Les premiers essais sur l’homme sont prévus prochainement, avec l’espoir de rendre ce vaccin accessible dans cinq à sept ans.

L’équipe de recherche de la Stanford School of Medicine, dirigée par le professeur Bali Pulendran, a publié ses résultats le 19 février dans la revue Science. Cette découverte représente une rupture avec la vaccinologie conventionnelle, qui repose depuis plus de deux siècles sur la spécificité antigénique. Selon cette approche traditionnelle, les vaccins présentent au système immunitaire une partie reconnaissable de l’agent pathogène pour qu’il apprenne à le combattre.

Cependant, cette méthode présente des limites, notamment la capacité des virus à muter rapidement. Comme l’explique le professeur Pulendran :

« Il devient de plus en plus clair que de nombreux agents pathogènes sont capables de muter rapidement. Comme le proverbial léopard qui change ses taches, un virus peut modifier les antigènes à sa surface. »

Bali Pulendran, professeur de microbiologie et d’immunologie

C’est pourquoi des mises à jour régulières des vaccins contre la COVID-19 et des vaccins annuels contre la grippe sont nécessaires.

Le nouveau vaccin, baptisé GLA-3M-052-LS+OVA, adopte une stratégie différente. Au lieu de copier des fragments de virus ou de bactéries, il imite les signaux de communication échangés entre les cellules du système immunitaire lors d’une infection. Il intègre ainsi les réponses immunitaires innées et adaptatives de manière coordonnée. Le système immunitaire inné, souligne le professeur Pulendran,

« est capable de protéger contre une grande variété de micro-organismes différents. »

Bali Pulendran, professeur de microbiologie et d’immunologie

Des études antérieures sur le vaccin BCG contre la tuberculose avaient déjà suggéré la possibilité d’une protection croisée prolongée. Les chercheurs ont observé que des cellules T maintenaient l’activation du système immunitaire inné pendant une période inhabituellement longue, pouvant atteindre trois mois.

Lors des tests sur des souris, l’administration du vaccin par voie nasale, en trois doses, a permis de les protéger contre le SRAS-CoV-2 et d’autres coronavirus pendant au moins trois mois. L’effet observé a été qualifié de « double coup dur » par le professeur Pulendran : la réponse immunitaire innée soutenue a réduit de 700 fois la quantité de virus dans les poumons, et le système immunitaire pulmonaire s’est avéré capable de déclencher les réponses adaptatives (cellules T et anticorps spécifiques) en seulement trois jours, contre deux semaines habituellement chez une souris non vaccinée.

Les chercheurs ont également testé le vaccin contre des bactéries respiratoires et ont constaté une protection similaire pendant environ trois mois. De plus, l’exposition des animaux vaccinés aux protéines d’acariens, une cause fréquente d’asthme allergique, a révélé une réponse inflammatoire significativement plus faible et une préservation des voies respiratoires.

Le professeur Pulendran se montre optimiste :

« Je pense que nous disposons d’un vaccin universel contre plusieurs menaces respiratoires. »

Bali Pulendran, professeur de microbiologie et d’immunologie

La prochaine étape consistera à lancer les essais de sécurité sur les humains (Phase 1). Si les résultats sont encourageants, des études à plus grande échelle seront nécessaires. Avec un financement adéquat, un tel vaccin pourrait être disponible dans cinq à sept ans.

Le professeur Pulendran imagine déjà un avenir où un simple spray nasal administré à l’automne pourrait protéger contre tous les virus respiratoires, y compris la COVID-19, la grippe, le virus respiratoire syncytial et le rhume, ainsi que contre la pneumonie bactérienne et les allergies printanières. Une telle avancée transformerait radicalement la pratique médicale.

Pour plus d’informations sur les recherches de Stanford en matière de vaccins, vous pouvez consulter cet article. Des informations générales sur les directives relatives aux maladies respiratoires à Stanford sont disponibles ici. Enfin, un article de Medical Xpress détaille les avancées vers un vaccin universel : Closing in on a universal vaccine.

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