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Les victimes de violence politique sont invitées à rejoindre le programme national de coexistence

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Publié le 24 février 2026 à 02:16:00. La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a appelé à l’adhésion active des victimes de la violence politique au Programme National de Coexistence, tout en mettant en garde contre des tentatives de déstabilisation orchestrées depuis l’étranger.

Depuis le palais de Miraflores, Delcy Rodríguez a souligné l’importance du pardon, non seulement comme obligation légale suite à l’adoption de la loi d’amnistie, mais aussi comme un processus personnel essentiel à la consolidation de la paix. Elle a insisté sur le fait que la douleur ne doit pas constituer un frein au développement du pays.

« Un être humain ne peut pas être vaincu par la haine », a déclaré la présidente par intérim, reconnaissant par ailleurs les lacunes historiques du système judiciaire vénézuélien. Elle a exhorté les personnes concernées à s’approprier ce nouveau modèle de justice, axé sur la réconciliation et la non-répétition, afin de protéger l’avenir des générations futures.

Le Programme National de Coexistence, selon Delcy Rodríguez, vise une réparation globale, englobant à la fois la guérison humaine et spirituelle. Ce programme s’articule avec la loi d’amnistie récemment promulguée.

Mise en garde contre des projets de déstabilisation

La présidente par intérim a mis en garde contre l’existence de secteurs extrémistes basés à l’étranger, qui chercheraient à perturber le processus de pacification en cours au Venezuela. Elle a noté que, si certains secteurs de l’opposition ont accueilli favorablement la loi d’amnistie, d’autres, opérant depuis des hôtels de luxe aux États-Unis et en Europe, envisageraient des actions pour saboter la réconciliation nationale.

« Je suis consciente des projets que je présenterai au pays en temps voulu », a-t-elle affirmé, soulignant qu’elle ne permettra pas à des intérêts particuliers de compromettre la volonté de paix du peuple vénézuélien.

Delcy Rodríguez a également évoqué la « Bataille des ponts » il y a sept ans, la présentant comme un exemple de résistance face aux faux prétextes humanitaires. Elle a réaffirmé que la diplomatie et la coopération économique seraient les seules voies à privilégier pour résoudre les différends géopolitiques.

Le secrétaire exécutif du Conseil National des Droits de l’Homme, le docteur Larry Devoe, a souligné la présence, lors de cette rencontre, de victimes de divers épisodes de violence politique, ainsi que des conséquences du blocus imposé au pays. El Universal rapporte que Devoe a insisté sur la volonté des victimes de voir la justice rendue, tout en restant ouvertes au dialogue et au pardon.

La cérémonie s’est déroulée en présence de Jorge Arreaza, président de la Commission Spéciale de Suivi de la Loi d’Amnistie pour la Convivencia Democrática, et d’Ernesto Villegas, ministre du Pouvoir Populaire pour la Culture, responsable du programme pour la coexistence démocratique et la paix, lancé le 23 janvier.

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