Home Santé L’hôpital São Sebastião publie une note de clarification concernant le décès d’un patient dans l’unité

L’hôpital São Sebastião publie une note de clarification concernant le décès d’un patient dans l’unité

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Publié le 13 février 2024 à 03h15. La famille d’une jeune femme décédée dans un hôpital de Papanduva, au Brésil, réclame des explications sur les circonstances de son décès, soulevant des questions sur les soins psychiatriques prodigués et des anomalies constatées sur son corps.

  • L’hôpital São Sebastião de Papanduva confirme le décès de Crislaine Liliane Padilha, patiente suivie pour des problèmes de santé mentale.
  • La famille de la défunte s’interroge sur le manque de spécialisation psychiatrique de l’unité où elle a été hospitalisée et sur des blessures inexpliquées découvertes lors de la préparation des funérailles.
  • L’hôpital précise que toute investigation post-mortem relève de la compétence de l’Institut Général d’Expertise (IGP) et qu’il ne pratique pas d’autopsies en dehors des procédures médicales habituelles.

L’hôpital São Sebastião a publié une note de clarification suite à la polémique suscitée par le décès de Crislaine Liliane Padilha. L’établissement exprime ses sincères condoléances à la famille et aux proches de la jeune femme, décédée dans ses locaux. L’hôpital souligne que Mme Padilha était suivie régulièrement pour des troubles de santé mentale et bénéficiait d’une prise en charge adaptée à son état clinique.

L’hôpital São Sebastião se présente comme une référence régionale en psychiatrie, disposant d’une équipe multidisciplinaire composée de psychiatres, d’infirmiers spécialisés, de psychologues et d’autres professionnels de la santé. Il assure que les procédures médicales appropriées ont été suivies tout au long de l’hospitalisation, conformément aux normes en vigueur.

Concernant les investigations post-mortem, l’hôpital insiste sur le fait que toute expertise médico-légale est de la responsabilité exclusive de l’Institut Général d’Expertise (IGP), via l’Institut Médical Légal (IML). L’hôpital ne réalise ni ne supervise de telles procédures, sauf celles directement liées aux soins prodigués de son vivant.

La famille de Crislaine Padilha, quant à elle, exprime son incompréhension et son inquiétude. Sa sœur, Jéssica Amanda Padilha, a déclaré à des médias locaux que Crislaine avait d’abord été admise à l’hôpital São José de Jaraguá do Sul avant d’être transférée à Papanduva. Elle remet en question la spécialisation de l’unité dans laquelle sa sœur a été soignée.

« Elle a été emmenée dans un hôpital ordinaire, ce n’était pas une clinique psychiatrique. On nous a dit qu’elle était là pour des soins, mais nous pensons qu’elle n’a pas reçu l’assistance dont elle avait besoin. »

Jéssica Amanda Padilha, sœur de la défunte

Selon la famille, le décès a été initialement enregistré comme un suicide. Cependant, des doutes sont apparus lors de la préparation de la veillée funéraire. Le professionnel chargé de préparer le corps aurait interrogé la famille sur une éventuelle grossesse, en raison d’une coupure abdominale recouverte d’un bandage. La famille affirme n’avoir autorisé aucune procédure de don d’organes et a constaté d’autres marques inexpliquées sur le corps de Crislaine.

« Elle a une profonde coupure au ventre et d’autres marques sur le corps. Nous ne savons pas ce qui s’est passé et nous n’avons reçu aucune explication. »

Jéssica Amanda Padilha, sœur de la défunte

La famille a contacté la police militaire et civile, qui l’ont orientée vers l’Institut Général d’Expertise (IGP). Elle attend désormais des éclaircissements officiels sur les circonstances du décès et les événements survenus pendant l’hospitalisation. Les funérailles de Crislaine Padilha, née à São Bento do Sul et résidant à Guaramirim depuis sept ans, ont eu lieu le 12 février. Elle était mère de deux enfants et suivait un traitement pour dépression.

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