Publié le 2024-02-29 10:30:00. Une étude menée sur plus de 100 000 Britanniques révèle un lien étroit entre l’alimentation, la génétique et la longévité, avec une corrélation significative entre certains régimes alimentaires sains et une durée de vie accrue.
- L’étude a suivi plus de 100 000 participants pendant une décennie, analysant leurs habitudes alimentaires et leur patrimoine génétique.
- Les régimes méditerranéen, axé sur la prévention du diabète, Dash (contre l’hypertension) et un indice alternatif d’alimentation saine se sont avérés particulièrement associés à une meilleure longévité.
- Au total, 4 314 décès ont été enregistrés au cours de la période d’étude, permettant aux chercheurs d’identifier des facteurs de risque et de protection.
Des chercheurs ont analysé les données de la biobanque britannique, un vaste ensemble de données biologiques et d’informations sur la santé de centaines de milliers de citoyens. Pendant un peu plus de dix ans, ils ont suivi les participants, recueillant régulièrement des informations détaillées sur leur alimentation. L’objectif était de déterminer si certains schémas alimentaires pouvaient influencer la durée de vie, en tenant compte également de la prédisposition génétique.
L’équipe a attribué à chaque participant un score reflétant l’adéquation de son régime alimentaire à cinq modèles alimentaires reconnus pour leurs bienfaits sur la santé. Parmi ceux-ci figurent le régime méditerranéen, caractérisé par une consommation élevée de graisses saines, de poisson et de légumes, ainsi qu’un régime spécifiquement conçu pour la prévention du diabète, riche en fibres et pauvre en sucres. Le régime Dash (Dietary Approaches to Stop Hypertension), visant à lutter contre l’hypertension artérielle, et un régime à base de légumes et de fruits, appelé Indice alternatif d’alimentation saine, ont également été pris en compte. Ce dernier, riche en fruits, légumes, céréales complètes, noix, légumineuses et graisses saines, limite la consommation de viandes rouges et transformées, de boissons gazeuses, de sodium et de céréales raffinées.
En parallèle, les chercheurs ont analysé l’ADN des participants à la recherche de dix-neuf variantes génétiques connues pour être associées à la longévité. Cette approche combinée, prenant en compte à la fois les facteurs environnementaux (l’alimentation) et les facteurs génétiques, a permis d’identifier des liens plus précis entre le mode de vie et la durée de vie. Au cours de la période d’étude, 4 314 décès ont été recensés, fournissant ainsi un volume de données significatif pour l’analyse statistique.