Home Économie Ma honte secrète de thésaurisation: je souffre de cette affliction cachée très moderne qui est complètement repris ma vie. C’est ce que cela fait à votre esprit … et les étapes que les experts disent que nous devons tous suivre: Chloë Hamilton

Ma honte secrète de thésaurisation: je souffre de cette affliction cachée très moderne qui est complètement repris ma vie. C’est ce que cela fait à votre esprit … et les étapes que les experts disent que nous devons tous suivre: Chloë Hamilton

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Publié le 2025-10-03 02:19:00. Accumuler des milliers d’e-mails, de photos et de brouillons numériques peut sembler anodin, mais les experts alertent sur les risques pour la santé mentale, une problématique de plus en plus répandue dans notre société.

  • Une jeune femme décrit sa difficulté à supprimer des fichiers numériques, y compris des vidéos accidentelles, par peur de perdre des souvenirs importants.
  • Elle se compare à une thésauriseuse physique, reconnaissant un attachement émotionnel à ses données numériques qui génère anxiété et stress.
  • Cette tendance est loin d’être isolée : 69 % des Britanniques s’identifient comme des thésauriseurs numériques.

Chloé, 26 ans, confesse une accumulation effarante sur son iPhone : 26 610 e-mails non lus, 1 594 brouillons, 2 889 notes, plus de 50 000 photos et 6 000 vidéos. « La simple pensée d’un nettoyage numérique me panique », avoue-t-elle, évoquant des listes de courses obsolètes, des captures d’écran de contenus jamais visionnés ou des photos de cafés oubliés. Cet attachement irrationnel s’étend aux souvenirs précieux, comme les premières étapes de ses enfants. Cette difficulté à trier et à supprimer se retrouve dans sa vie quotidienne où des vêtements jamais portés s’entassent dans des boîtes.

Contrairement au désencombrement physique, souvent motivé par des raisons pratiques ou de sécurité, le désencombrement numérique est plus facile à dissimuler, permettant au problème de croître inexorablement. Jo Cooke, directrice de Hoarding Disorders UK, définit la thésaurisation numérique comme « l’accumulation de fichiers numériques au point de perdre la perspective, ce qui entraîne un stress et une désorganisation ». Les motivations varient : sentimentalité, peur de manquer une information ou anxiété liée à la suppression. Elle met en garde : « Cela peut générer des sentiments d’insuffisance, de culpabilité, de dépression et un sentiment d’être submergé. »

Pour Chloé, ces fichiers, aussi insignifiants paraissent-ils, racontent son histoire. « Je ressens un attachement particulier aux photos prises juste avant, pendant et après la pandémie. Elles ont une signification quasi historique, même s’il ne s’agit que de photos de pain à la banane, de chiens en visioconférence et de coupes de cheveux douloureuses. » L’effort nécessaire pour trier cet amas semble dévastateur, voire impossible. Ironiquement, cet encombrement numérique, qui lui coûte 9 £ par mois en stockage cloud supplémentaire, ne lui a jamais causé de problème majeur, créant ainsi un manque d’incitation à agir.

Les experts soulignent les facteurs psychologiques sous-jacents, tels que le trouble obsessionnel compulsif (TOC) et le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH). Chloé, diagnostiquée TOC en 2015, reconnaît que son anxiété intense à l’idée de ne pas en faire assez pour éviter les catastrophes, qui se manifeste dans le monde physique, se retrouve dans ce besoin compulsif de conserver des éléments au cas où elle manquerait quelque chose d’important. « Dans les deux cas, je reconnais la nécessité de contrôler mon environnement, en ligne et hors ligne », explique-t-elle. La thésaurisation numérique est également symptomatique de notre époque, marquée par un accès permanent à l’information qui accentue la tendance à tout conserver.

Face à ce constat, Jo Cooke préconise des changements progressifs : « Bloquez régulièrement et systématiquement des plages horaires pour traiter l’encombrement numérique. Introduisez un système : désabonnez-vous, ne suivez plus, reportez, classez. » Elle compare ce processus à l’élagage des rosiers ou au tri des effets personnels dans le monde physique. « Il en va de même pour le monde numérique », assure-t-elle. Chloé, bien qu’encore loin de cet idéal, y voit un bon point de départ. Et oui, la vidéo de deux secondes du sol du salon a finalement été supprimée.

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