Home Santé Maladie inflammatoire de l’intestin : y a-t-il un espoir d’une rémission durable ? – Santé Holistique et Médecine Fonctionnelle | Infirmière praticienne psychiatrique | Docteur Naturopathe | Arizona | Télésanté | Psychiatrie Intégrative | Phénix | Maricopa | Mesa | Tempé | Tucson | Yuma | Mât de drapeau

Maladie inflammatoire de l’intestin : y a-t-il un espoir d’une rémission durable ? – Santé Holistique et Médecine Fonctionnelle | Infirmière praticienne psychiatrique | Docteur Naturopathe | Arizona | Télésanté | Psychiatrie Intégrative | Phénix | Maricopa | Mesa | Tempé | Tucson | Yuma | Mât de drapeau

0 comments 55 views

Maladies inflammatoires de l’intestin : et si la clé se trouvait dans l’assiette ?

Des recherches récentes mettent en lumière le rôle crucial de l’alimentation dans la gestion des maladies inflammatoires de l’intestin (MII), telles que la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse (CU). Loin des régimes restrictifs prônant la suppression des glucides ou l’excès de graisses, une approche privilégiant les aliments complets et d’origine végétale semble offrir les meilleurs résultats pour prévenir et traiter ces affections chroniques.

Le parcours personnel de l’auteur, marqué par l’expérience de sa grand-mère atteinte de colite ulcéreuse, éclaire la difficulté de vivre avec ces maladies. Les poussées sévères, souvent déclenchées par le stress, s’accompagnaient de douleurs atroces, de diarrhées sanglantes et d’une perte de sang importante, nécessitant des transfusions sanguines fréquentes. Ce souvenir, ancré dans un système de dons de sang particulier à Trinidad où les ressources sont limitées, souligne l’impact dévastateur des MII sur la vie des patients et de leurs proches.

Une alimentation salvatrice face à la maladie

Si les MII engendrent un stress considérable, une part de cette détresse peut être apaisée par des choix alimentaires judicieux. L’exemple de la grand-mère de l’auteur illustre cette transition : après avoir grandi avec une alimentation trinidadienne riche en riz blanc, farine blanche et aliments frits, elle a progressivement adopté un régime plus doux lors des poussées (soupes, bouillons) et privilégier les aliments complets d’origine végétale en période de rémission. Cette évolution a marqué une amélioration notable de son état.

Les données scientifiques actuelles contredisent certaines recommandations diététiques populaires. Contrairement aux idées reçues, les régimes pauvres en glucides, riches en protéines et en graisses, y compris les régimes cétogènes, pourraient aggraver les MII. Une étude de cas a révélé le développement d’une colite ulcéreuse chez un homme ayant suivi un tel régime, et une rémission spectaculaire après son passage à une alimentation complète à base de plantes (WFPB). La réapparition des symptômes, bien que ralentie, a été attribuée à une reprise d’habitudes alimentaires moins strictes.

Ces observations ne sont pas isolées. D’autres recherches démontrent l’efficacité d’un régime « semi-végétarien » dans la mise en rémission de la maladie de Crohn (100 % la première année, 92 % la deuxième) et de la colite ulcéreuse. Les résultats obtenus avec ce type d’alimentation surpassent ceux des traitements médicamenteux conventionnels, y compris les biothérapies.

La prévention par les fibres et le microbiome

Au-delà du traitement, une alimentation WFPB est également un facteur protecteur contre le développement des MII. L’élément clé réside dans la teneur élevée en fibres, essentielles à l’équilibre du microbiome intestinal. Les bactéries intestinales transforment les fibres en butyrate, un acide gras à chaîne courte aux propriétés anti-inflammatoires et qui contribue au bon fonctionnement du côlon.

À l’inverse, les régimes riches en graisses animales et en protéines animales tendent à réduire la population de bonnes bactéries intestinales, perturbant ainsi la production de butyrate. Des analyses combinant 19 études ont révélé que la consommation de graisses saturées, d’acides gras mono- et polyinsaturés, d’oméga-3 et oméga-6, de sucres simples et de viande était associée à un risque accru de diagnostic de maladie de Crohn. À l’inverse, une consommation plus importante de fibres, et notamment de fruits, diminuait ce risque. Concernant la colite ulcéreuse, une forte consommation de graisses totales, d’acides gras polyinsaturés, d’oméga-6 et de viande augmentait le risque, tandis que celle de légumes le réduisait.

Conseils pour une transition alimentaire réussie

Adopter une alimentation WFPB peut représenter un changement majeur. Voici quelques pistes pour faciliter cette transition :

  • Éviter les glucides simples et les aliments transformés : Remplacer la viande par des produits ultra-transformés ne constitue pas une alimentation WFPB saine. La vigilance est de mise pour éviter ces pièges.
  • Privilégier la variété : Composer son assiette avec un large éventail de fruits et légumes frais, en privilégiant les aliments complets. Assurer un apport suffisant en protéines et inclure des graisses saines non chauffées.
  • Adopter le WFPB comme base : Bien que le régime WFPB offre des avantages considérables, notamment une « meilleure prévention des rechutes », il n’est pas nécessaire de tout changer du jour au lendemain. Il est possible d’intégrer progressivement davantage d’aliments complets d’origine végétale et de réduire sa consommation des produits identifiés comme problématiques pour les MII. Chaque pas dans la bonne direction compte.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.