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Mise à jour TVA – Février 2026

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Publié le 17 février 2026 11:31:00. Une décision récente d’un tribunal britannique clarifie les règles de récupération de la TVA à l’importation pour les entreprises de logistique qui manipulent des marchandises sans en être propriétaires, un sujet particulièrement pertinent dans le contexte post-Brexit.

  • Le Tribunal de première instance a statué que les entreprises agissant en tant qu’agents indépendants peuvent récupérer la TVA à l’importation si celle-ci est directement liée à une activité taxable.
  • La décision distingue clairement les envois vers l’Union européenne (avant le Brexit) des envois restants au Royaume-Uni ou à destination de pays tiers.
  • L’affaire souligne l’importance d’accords commerciaux et contractuels clairs pour justifier la récupération de la TVA dans ces situations.

La société Yourway Transport Limited (YTL), spécialisée dans la distribution de médicaments pour essais cliniques destinés principalement à des entreprises biopharmaceutiques américaines, a été au cœur d’un litige avec l’administration fiscale britannique (HMRC). YTL réceptionnait ces médicaments dans son entrepôt au Royaume-Uni, les stockait dans des conditions réglementées et les acheminait gratuitement vers des cliniques et des hôpitaux, principalement dans les États membres de l’Union européenne. Bien qu’agissant en tant qu’importateur officiel, YTL ne prenait jamais possession des produits, qui restaient la propriété de ses clients jusqu’à la livraison finale.

HMRC avait refusé à YTL le remboursement d’environ 4,33 millions de livres sterling (environ 5,1 millions d’euros) de TVA à l’importation, versée entre septembre 2019 et septembre 2020. L’administration fiscale argumentait que la TVA à l’importation sur des marchandises dont YTL n’était pas propriétaire et qu’elle n’utilisait pas dans le cadre de ses propres prestations taxables ne pouvait être considérée comme une taxe en amont récupérable.

Le Tribunal a examiné si la TVA à l’importation répondait aux critères définis par l’article 24 de la loi sur la taxe sur la valeur ajoutée de 1994 (VATA), notamment en termes d’imputabilité à des opérations taxables (article 26) et l’application de l’article 47, paragraphe 1. Ce dernier stipule qu’un agent agissant en son propre nom est considéré comme effectuant lui-même la prestation.

Le Tribunal a conclu que YTL agissait en tant qu’agent indépendant lors de la distribution des médicaments pour essais cliniques vers l’UE, conformément à l’article 47(1). De plus, l’annexe 4 du règlement TVA, applicable avant le Brexit, considérait le déplacement de marchandises vers les États membres de l’UE comme une prestation taxable, même en l’absence de contrepartie financière. Combinées, ces dispositions impliquent que, pour les envois vers l’UE, YTL était considérée comme utilisant les produits dans un but ouvrant droit à la récupération de la TVA sur les coûts associés. La TVA à l’importation était donc directement liée à ces opérations taxables et, par conséquent, récupérable.

La situation était différente pour les envois destinés à rester au Royaume-Uni ou à être acheminés vers des destinations hors UE. Dans ces cas, ni l’annexe 4 ni l’article 47(1) ne créaient une prestation taxable présumée. Les seules prestations taxables de YTL étaient ses services logistiques, et le Tribunal n’a pas trouvé de lien suffisant entre ces services et la TVA à l’importation. La récupération a donc été refusée pour ces envois.

Le Tribunal a également rejeté l’argument de YTL basé sur une « attente légitime », estimant que HMRC n’avait fait aucune déclaration claire et non équivoque justifiant une telle attente.

Deux éléments clés ont permis à YTL de prétendre à la récupération de la TVA à l’importation sur des marchandises dont elle n’était pas propriétaire. Premièrement, les règles relatives aux agents permettent à une partie agissant en son propre nom d’être traitée comme le fournisseur de la prestation, aux fins de la TVA, même sans titre de propriété sur les biens. Deuxièmement, le déplacement de marchandises du Royaume-Uni vers l’UE (avant le Brexit) était considéré comme une prestation taxable présumée. La TVA à l’importation payée par YTL était directement imputable à cette prestation et donc récupérable.

Bien que la situation spécifique à l’UE ne soit plus applicable, sauf pour les envois depuis l’Irlande du Nord, cette décision reste instructive. Elle souligne qu’une entreprise agissant en tant qu’agent non déclaré peut avoir le droit de récupérer la TVA à l’importation si celle-ci est directement liée à une activité imposable. Il est crucial que les accords commerciaux et contractuels soutiennent cette position de manière cohérente.

Si vous envisagez de récupérer la TVA à l’importation sur des biens dont vous n’êtes pas propriétaire, il est conseillé de consulter un expert pour vous assurer que votre base de récupération est solide et conforme à la réglementation. Nick Hart, notre spécialiste TVA, se tient à votre disposition pour en discuter.

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