Home Santé Mon parcours avec les fibromes et l’hystérectomie : le point de vue d’une patiente

Mon parcours avec les fibromes et l’hystérectomie : le point de vue d’une patiente

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À 45 ans, Sonya Linda Bynum a entamé un long parcours médical marqué par les symptômes de la périménopause et la découverte de fibromes utérins. Après des mois d’incertitudes et de consultations multiples, elle a finalement opté pour une hystérectomie, une décision qu’elle partage pour encourager d’autres femmes à ne pas négliger leur santé.

Tout a commencé début 2025, lorsque Mme Bynum a pris conscience des premiers signes de la périménopause : troubles de l’humeur, anxiété, migraines et règles plus abondantes. Après avoir tenté de soulager ses symptômes grâce à des vitamines, elle a décidé de consulter un gynécologue.

Sa première consultation, effectuée en visioconférence, s’est avérée décevante. Le médecin a minimisé l’idée d’une hystérectomie, la qualifiant d’intervention chirurgicale radicale qui ne résoudrait pas ses problèmes. Elle a préféré aborder chaque symptôme individuellement. Malgré un bilan sanguin prescrit, Mme Bynum a rapidement été confrontée à un manque de suivi et à des conseils qu’elle jugeait peu pertinents, notamment concernant le lien entre ses fibromes et ses migraines.

« On m’a répondu que les fibromes ne causaient pas de maux de tête, ce qui contredisait mes recherches et l’avis d’autres professionnels de santé », explique-t-elle. Elle a alors sollicité un deuxième avis auprès d’un gynécologue qu’elle avait déjà consulté après une embolisation des artères utérines (EAU) quelques années auparavant.

Ce second avis a confirmé la nécessité d’une échographie pour évaluer l’évolution des fibromes. L’examen a révélé que, bien que les fibromes n’aient pas repoussé depuis l’EAU, ils étaient toujours présents et avaient entraîné un déplacement du dispositif intra-utérin (DIU) de Mme Bynum. Un des fibromes était même relié à l’utérus par un fin pédicule.

L’analyse des résultats sanguins a également apporté un éclairage nouveau sur son état. La gynécologue a expliqué que son anémie, constatée avant l’EAU en raison de règles abondantes, s’était améliorée, ce qui justifiait les résultats normaux des analyses récentes. « Cette explication avait beaucoup plus de sens », confie Mme Bynum.

Après mûre réflexion et de nombreuses discussions avec son entourage et des professionnels de santé, elle a finalement décidé de se tourner vers l’hystérectomie. Cependant, l’obtention d’une biopsie préalable s’est avérée particulièrement difficile. Deux tentatives infructueuses ont été nécessaires, la première étant douloureuse et traumatisante. Finalement, une biopsie réalisée à l’hôpital sous sédation a permis d’obtenir un échantillon suffisant pour confirmer l’absence de cancer.

L’hystérectomie a eu lieu le 18 décembre 2025. L’intervention, initialement prévue pour durer deux à trois heures, s’est finalement étendue sur six heures en raison de complications liées à la taille de l’utérus de Mme Bynum et à la présence de nombreux fibromes.

Les résultats post-opératoires ont révélé que l’utérus de Mme Bynum mesurait 16 x 15 x 6,5 cm et pesait 349 grammes, des dimensions considérablement supérieures à celles d’un utérus normal (environ 8 x 6 x 3 cm, poids de 50 à 100 grammes). Elle avait également de nombreux fibromes, dont certains étaient calcifiés ou dégénérés.

« J’avais des douleurs lombaires que j’attribuais à mon âge. Je n’avais jamais pensé à en parler à mon gynécologue. Il est probable que le poids de mon utérus et le calcium sur les fibromes en étaient la cause », témoigne-t-elle. Elle regrette d’avoir vécu si longtemps avec ces symptômes sans en connaître la cause profonde.

Aujourd’hui, au 15e jour de sa convalescence, Mme Bynum se sent mieux chaque jour et est convaincue d’avoir pris la bonne décision. Elle se positionne désormais comme une défenseure des patients, encourageant les femmes à être à l’écoute de leur corps et à ne pas hésiter à solliciter un deuxième avis si nécessaire.

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