Publié le 23 février 2026. L’ancien Premier ministre britannique Rishi Sunak s’engage en faveur d’un dépistage plus large du cancer de la prostate, une maladie qui touche de plus en plus d’hommes au Royaume-Uni, malgré les réserves persistantes des autorités sanitaires concernant un dépistage systématique.
- Le cancer de la prostate est désormais le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes au Royaume-Uni.
- Rishi Sunak soutient une campagne de Prostate Cancer Research pour un programme de dépistage ciblé des hommes à haut risque.
- L’efficacité du test PSA, actuellement utilisé pour le dépistage, est remise en question en raison de son manque de précision.
L’ancien Premier ministre Rishi Sunak a rejoint la cause de Prostate Cancer Research en tant qu’ambassadeur, s’engageant à promouvoir une campagne pour l’introduction d’un programme national de dépistage pour les hommes présentant un risque élevé. Cette initiative intervient alors que le cancer de la prostate est devenu le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes au Royaume-Uni, touchant environ un homme sur huit au cours de sa vie. Plus de 3 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en Irlande.
Sunak a visité les laboratoires d’Oxford BioDynamics la semaine dernière, où il a rencontré l’équipe derrière le test EpiSwitch PSE, un nouveau test sanguin capable de détecter le cancer de la prostate avec une précision de 94 %, une amélioration significative par rapport au test PSA (antigène prostatique spécifique) actuellement le plus utilisé. Il a également eu l’occasion de discuter avec des patients atteints de cette maladie, soulignant l’importance d’un diagnostic précoce.
Cependant, le dépistage du cancer de la prostate reste un sujet de débat. Le comité national de sélection du Royaume-Uni a récemment émis un projet de recommandation déconseillant le dépistage systématique de tous les hommes. Les inquiétudes portent sur le manque de fiabilité du test PSA, qui peut donner des faux positifs ou des faux négatifs. Des facteurs tels qu’une hypertrophie bénigne de la prostate, des infections ou même une activité physique récente peuvent fausser les résultats.
Une étude européenne randomisée sur le dépistage du cancer de la prostate (ERSPC), menée auprès de plus de 160 000 hommes âgés de 55 à 69 ans, a révélé qu’une réduction absolue du risque de décès par cancer de la prostate de seulement 0,2 % était observée grâce au dépistage. Cela signifie qu’environ 500 hommes devraient être dépistés pour éviter un seul décès lié à cette maladie. L’étude a également montré que le dépistage est plus susceptible de détecter des cancers à faible risque (deux fois plus probable) que des cancers plus agressifs (44 % moins probable).
Les chercheurs soulignent que le véritable défi réside dans le développement d’un test capable de diagnostiquer avec précision les cancers de la prostate agressifs chez les hommes plus jeunes. En attendant, ils recommandent aux hommes de plus de 50 ans de discuter des avantages et des inconvénients du test PSA avec leur médecin généraliste afin de prendre une décision éclairée.
Source : Prostate Cancer Research