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Plus de 100 000 étudiants risquent de perdre l’aide du Nsfas

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Publié le 2025-10-30 05:40:00. Le National Student Financial Aid Scheme (Nsfas) d’Afrique du Sud est confronté à un déficit de financement alarmant de 14 milliards de rands, menaçant de priver plus de 100 000 étudiants éligibles de leur soutien éducatif.

  • Un manque à gagner de près de 14 milliards de rands met en péril le financement de plus de 100 000 étudiants éligibles en 2026.
  • Le Syndicat des étudiants sud-africains (Saus) dénonce un « échec moral et politique » et appelle à une intervention gouvernementale d’urgence.
  • Une équipe technique pluriministérielle est chargée de proposer des réformes pour assurer la viabilité du système de financement étudiant.

La situation budgétaire du Nsfas, organisme chargé de l’aide financière aux étudiants, est jugée critique. Les projections pour l’année universitaire 2026 indiquent que, sur les quelque 520 000 étudiants éligibles à un financement, près de 100 000 pourraient ne pas recevoir de soutien. Ce déficit, initialement estimé à 11,6 milliards de rands pour 2025, s’est creusé pour atteindre environ 14 milliards de rands suite aux inscriptions du second semestre.

Face à cette crise, le Syndicat des étudiants sud-africains (Saus) a exprimé sa profonde préoccupation. Son porte-parole national, Thato Masekoa, a qualifié la situation d’« échec moral et politique », soulignant qu’elle remet en cause la promesse démocratique d’un accès égal à l’éducation.

« Pendant des années, les étudiants ont dû porter le fardeau de l’inaction, de la corruption et de la mauvaise gestion du gouvernement. Nous ne pouvons pas continuer à permettre que les rêves des étudiants pauvres et de la classe ouvrière soient anéantis sous prétexte de ‘contraintes budgétaires’, alors que des milliards sont perdus à cause de l’inefficacité et du gaspillage. L’éducation n’est pas un privilège ; c’est un droit constitutionnel et un bien public qui doit être protégé à tout prix. »

Thato Masekoa, porte-parole national du Saus

Le Saus exhorte le Trésor national à agir rapidement lors de la présentation du budget à moyen terme afin de garantir que aucun étudiant ne soit laissé pour compte. L’organisation met en avant le fait que l’éducation est un droit constitutionnel et non un privilège, et qu’elle doit être protégée quelles qu’en soient les conséquences financières. Le syndicat pointe du doigt l’inefficacité et le gaspillage des fonds publics comme étant des causes majeures de cette crise budgétaire.

Pour tenter de résoudre cette problématique complexe, une équipe technique interministérielle a été mise en place. Composée de représentants du département de l’enseignement supérieur et de la formation, du Nsfas, du Trésor national, du département de la planification, du suivi et de l’évaluation, ainsi que de la présidence, cette équipe a pour mission d’enquêter sur la situation et de proposer des solutions pour éviter une crise majeure. Elle doit présenter au gouvernement, avant la fin de l’année, des réformes relatives à la planification des inscriptions et un rapport sur un cadre de financement durable.

Le Directeur général par intérim du Nsfas, Wassen Carrim, a expliqué que la transition des prêts vers un système de bourses en 2017 avait entraîné la désuétude des procédures de recouvrement des prêts, rendant difficile la récupération des sommes dues. Néanmoins, il a précisé qu’aucun prêt n’avait été annulé et qu’une stratégie de recouvrement avait été lancée dans le but de récupérer environ 45 milliards de rands qui seraient dus au Nsfas.

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