Home Santé Protéger les fermes d’huîtres et de palourdes contre les maladies : Salle de presse

Protéger les fermes d’huîtres et de palourdes contre les maladies : Salle de presse

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Publié le 2025-10-09 20:07:00. De minuscules larves de mollusques peuvent devenir vecteurs de maladies, alerte une étude scientifique. Les chercheurs ont identifié les stades les plus vulnérables et soulignent l’importance cruciale du traitement de l’eau pour protéger les exploitations ostréicoles et mytilicoles face au réchauffement climatique.

  • Les jeunes mollusques élevés en eau traitée sont rarement porteurs de pathogènes.
  • Les spécimens plus âgés, élevés en eau brute, présentent un risque accru de maladies comme la perkinsose.
  • Le traitement de l’eau en écloserie est essentiel pour garantir la santé des stocks et soutenir le secteur aquacole.

Une recherche pionnière, publiée dans la revue scientifique Aquaculture, révèle des informations cruciales sur la transmission des maladies chez les jeunes huîtres et palourdes, surnommées « graines ». David Bushek, professeur au Département des sciences marines et côtières et directeur du laboratoire de recherche sur les coquillages Haskin, affilié à l’Institut Rutgers du climat et de l’énergie, est co-auteur de cette étude. Les travaux ont analysé les données de plus de 75 000 coquillages sur près de trois décennies. Les conclusions indiquent que les larves de mollusques élevées dans des conditions d’eau propre et rigoureusement traitée présentent un très faible risque de contenir des agents pathogènes nocifs. En revanche, les huîtres plus matures et élevées dans des eaux non traitées, qualifiées de « brutes », sont significativement plus susceptibles d’être porteuses de maladies telles que la perkinsose, ou « dermo ». Les palourdes dures, quant à elles, ont montré une susceptibilité globalement plus faible à l’ensemble des maladies étudiées.

Ces découvertes prennent une dimension particulière dans le contexte actuel du changement climatique. Le réchauffement des océans est susceptible d’accélérer la propagation des maladies et d’aggraver leur impact sur les populations de coquillages. Face à la pression accrue sur la vie marine, l’adoption de pratiques d’écloserie saines, notamment le traitement systématique de l’eau, devient un levier indispensable pour prévenir des épidémies dévastatrices. La détection et l’éradication précoces des maladies contribuent directement à la sauvegarde des emplois dans le secteur agricole, à la stabilité des économies côtières et à la protection des populations sauvages de coquillages, elles-mêmes confrontées aux défis du changement climatique, tels que la hausse des températures et les variations de salinité.

L’étude met en lumière le rôle fondamental du traitement de l’eau dans les écloseries pour garantir l’absence de maladies chez les larves. Ce processus est déterminant pour permettre aux conchyliculteurs de constituer des stocks fiables et en bonne santé. Il vient également éclairer et renforcer les politiques publiques relatives au transport des larves entre les différentes régions et États.

« En comprenant les moments où les coquillages sont les plus à risque, nous pouvons aider les agriculteurs et les régulateurs à collaborer pour empêcher l’introduction des maladies », explique David Bushek. « Cela contribue à protéger les eaux locales, à maintenir les fruits de mer à un prix abordable et à soutenir les communautés côtières. »

David Bushek, professeur et co-auteur de l’étude

Au-delà des avancées scientifiques, ces résultats promettent de renforcer la compétitivité du secteur aquacole américain, assurant ainsi une production durable et sécurisée de produits de la mer. Cette recherche s’inscrit dans la continuité des actions menées par le Programme régional de biosécurité des semences de mollusques et de crustacés (Regional Shellfish Seed Biosecurity Program – RSSBP). Ce programme, initié par David Bushek et Ryan Carnegie du Virginia Institute of Marine Science avec le soutien de Sea Grant et de l’USDA, vise à minimiser les risques de transfert de maladies au sein de l’industrie conchylicole.

Cet article a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle, puis révisé et édité par Oliver Stringham et David Bushek.

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