Publié le 22 février 2026 à 13h16. L’actrice canadienne Catherine O’Hara est décédée le 30 janvier à l’âge de 71 ans des suites d’une embolie pulmonaire, une complication liée à un cancer colorectal dont elle souffrait depuis mars 2025, selon son certificat de décès.
Une embolie pulmonaire, caractérisée par un blocage d’une artère pulmonaire par un caillot sanguin, a été la cause immédiate du décès de Catherine O’Hara. Cette urgence médicale, qui peut survenir même chez des personnes en apparence en bonne santé, a mis en lumière la nécessité d’une prise en charge rapide et d’une meilleure sensibilisation aux facteurs de risque.
Selon le Dr Leana Wen, médecin urgentiste et professeur agrégé de clinique à l’Université George Washington, une embolie pulmonaire (EP) se produit lorsqu’un caillot sanguin, généralement formé dans les veines profondes des jambes ou du bassin (thrombose veineuse profonde thrombose veineuse profonde), se déplace jusqu’aux poumons. Ce caillot peut alors bloquer le flux sanguin nécessaire à l’oxygénation du corps, entraînant une pression accrue sur le cœur et, dans les cas les plus graves, un collapsus cardiovasculaire.
Les symptômes courants d’une embolie pulmonaire comprennent un essoufflement soudain, des douleurs thoraciques qui s’aggravent en respirant profondément et une accélération du rythme cardiaque. Certaines personnes peuvent également cracher du sang ou ressentir des étourdissements. Cependant, le Dr Wen souligne que les symptômes peuvent varier considérablement, allant de difficultés respiratoires sévères à un simple essoufflement lors d’un effort. Il est donc crucial de consulter immédiatement un médecin en cas de symptômes suspects.
Plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque de développer une embolie pulmonaire, notamment des antécédents de caillots sanguins, l’âge (plus de 60 ans), une intervention chirurgicale récente, une hospitalisation prolongée, l’obésité, la fibrillation auriculaire fibrillation auriculaire et certains troubles héréditaires de la coagulation sanguine. Le certificat de décès de Catherine O’Hara révèle qu’elle était également atteinte d’un cancer colorectal cancer colorectal, une condition qui augmente significativement le risque d’embolie pulmonaire, comme le montrent certaines études.
Certains facteurs de risque peuvent être modifiés, comme l’adoption d’un mode de vie actif pour éviter une immobilité prolongée, ou l’arrêt du tabac. Les voyages de longue durée nécessitent également une attention particulière, avec des pauses régulières pour se lever et marcher afin de favoriser la circulation sanguine. Dans certains cas, une anticoagulation préventive peut être prescrite par un médecin, notamment avant une intervention chirurgicale ou lors d’une hospitalisation prolongée.
Le diagnostic d’une embolie pulmonaire repose généralement sur une évaluation clinique, des tests sanguins (comme le dosage des D-dimères D-dimères) et une imagerie médicale, le plus souvent une angiographie pulmonaire par tomodensitométrie (scanner) angiographie pulmonaire CT. Le traitement consiste principalement en l’administration d’anticoagulants pour empêcher la croissance du caillot et réduire le risque de formation de nouveaux caillots. Dans les cas graves, des traitements plus agressifs, tels que des médicaments thrombolytiques médicaments thrombolytiques, peuvent être nécessaires.
Le Dr Wen insiste sur l’importance d’une prise en charge rapide : « Étant donné qu’une embolie pulmonaire peut s’aggraver rapidement, il est préférable de faire preuve de prudence et de demander une évaluation d’urgence si des symptômes apparaissent. »
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