Malgré les progrès médicaux, la lèpre, ou maladie de Hansen, demeure un problème de santé publique majeur, en particulier pour les populations les plus vulnérables. Cette infection chronique, bien que curable, continue de provoquer des handicaps et une stigmatisation sociale importante dans de nombreuses régions du monde.
La lèpre est causée par les bactéries Mycobacterium leprae ou Mycobacterium lepromatosis. Elle se manifeste par des lésions cutanées et nerveuses, entraînant souvent des séquelles durables. La bactérie cible spécifiquement les histiocytes dermiques, les cellules endothéliales et les cellules de Schwann, ce qui explique l’atteinte des nerfs et de la peau.
L’élimination de la lèpre est freinée par plusieurs facteurs. Parmi ceux-ci figurent le manque d’outils de diagnostic suffisamment sensibles, une intégration et une mise en œuvre inefficaces des mesures préventives, ainsi que la persistance de la stigmatisation sociale. De plus, les facteurs socio-économiques et démographiques qui augmentent le risque d’infection ne sont pas suffisamment pris en compte de manière durable.
Bien que curable, la lèpre peut entraîner des handicaps et des déformations permanentes si elle n’est pas traitée à temps. Les personnes touchées sont souvent victimes d’exclusion sociale en raison de la stigmatisation associée à la maladie. « La lèpre est curable et le traitement à un stade précoce permet d’éviter les incapacités », soulignent les experts.
La lèpre touche principalement les communautés pauvres à travers le monde. Environ 200 000 nouveaux cas sont signalés chaque année dans plus de 120 pays. En 2000, la lèpre avait été éliminée en tant que problème de santé publique, définie comme une prévalence inférieure à un cas pour 10 000 habitants, conformément à une résolution de l’Assemblée mondiale de la Santé. Cependant, la régression du nombre de nouveaux cas est lente.