Le gouvernement confirme le maintien du « bonus rénovation » pour les logements jusqu’en 2026, annonce une nouvelle fiscalité pour les locations de courte durée et réorganise les retraites avec une revalorisation des allocations. Ces mesures, parmi d’autres concernant la santé et les carburants, sont détaillées dans la nouvelle loi de finances.
Concernant le logement, le dispositif « bonus rénovation » est prolongé jusqu’en 2026. La déduction fiscale de 50 % s’appliquera toujours aux résidences principales, tandis que le taux sera abaissé à 36 % pour les autres biens immobiliers. Parallèlement, le bonus mobilier est étendu à 50 %, plafonné à 5 000 euros de dépenses. En revanche, les règles concernant les locations de courte durée évoluent : le taux d’imposition forfaitaire de 21 % ne sera applicable que si la propriété n’est pas gérée par des intermédiaires ou des plateformes en ligne ; dans le cas contraire, ce taux s’élèvera à 26 %.
Sur le front des retraites, le gouvernement maintient la revalorisation des allocations. L’extension de l’APE sociale, dispositif permettant un départ anticipé du travail pour les personnes exerçant des tâches exigeantes ou se trouvant dans des conditions difficiles, est également confirmée. En revanche, les dispositifs « quota 103 » et « option femmes », jugés trop coûteux au regard des prestations offertes, sont supprimés. Le texte prévoit également un report de la revalorisation de trois mois de l’âge de départ à la retraite, initialement liée à l’augmentation de l’espérance de vie. Pour certaines catégories de métiers moins pénibles, cette majoration sera d’un mois à compter de 2027.
Le chapitre santé prévoit une injection d’environ 2,4 milliards d’euros supplémentaires au Service National de Santé pour l’année 2026. Ces fonds viseront à renforcer les effectifs, améliorer la prévention et consolider les services de proximité. Un fonds dédié au recrutement permanent de personnel, dont le montant pourrait atteindre 450 millions d’euros par an, est également envisagé afin de réduire les délais d’attente et d’accroître l’efficacité des services d’urgence.
En matière de fiscalité des carburants, le gouvernement a décidé d’avancer au 1er janvier 2026 l’alignement des accises sur l’essence et le diesel. Concrètement, la taxe sur l’essence connaîtra une diminution de 4 centimes par litre, tandis que celle sur le diesel augmentera du même montant, dans le but d’harmoniser la fiscalité entre ces deux carburants.
L’une des mesures les plus débattues de la nouvelle loi de finances concerne le secteur bancaire. Le gouvernement entend prélever environ 4,5 milliards d’euros auprès des banques et des assurances via une série de nouvelles taxes. Parmi celles-ci figurent une augmentation de deux points de l’IRAP (Impôt sur les activités productives) et une nouvelle taxe sur les réserves constituées par les établissements de crédit.