Publié le 23 octobre 2025 13:16:00. Une avancée prometteuse dans la lutte contre le cholestérol : des chercheurs ont mis au point un traitement expérimental capable de réduire drastiquement ce taux chez la souris, ouvrant la voie à de nouvelles thérapies sans les contraintes des médicaments actuels.
- Une injection unique a divisé par deux le cholestérol chez la souris, sans effets secondaires notables.
- Le mécanisme cible une protéine hépatique clé dans la régulation du cholestérol, la PCSK9.
- Potentiellement plus économique à produire que les traitements existants, le nouveau composé est encore à un stade précoce de recherche.
Cette nouvelle approche thérapeutique s’attaque directement à la protéine PCSK9 (Proprotein Convertase Subtilisin/Kexin type 9), une molécule jouant un rôle central dans la gestion du cholestérol par le foie. Normalement, la PCSK9 agit en dégradant les récepteurs chargés d’éliminer le mauvais cholestérol de la circulation sanguine. En neutralisant cette protéine, le traitement permet de conserver davantage de ces récepteurs actifs, optimisant ainsi le nettoyage du sang.
Les résultats préliminaires sont encourageants. En laboratoire, sur des cultures cellulaires, l’inhibition de la PCSK9 a entraîné une chute des niveaux de cette protéine comprise entre 63 % et 74 % en seulement 24 heures. Transposée chez des souris porteuses du gène humain de la PCSK9, une unique injection a permis de réduire les taux de la protéine de 50 % en trois jours, entraînant dans la foulée une diminution de 47 % des niveaux de cholestérol.
Une alternative économique et bien tolérée
Un des atouts majeurs de ce nouveau traitement réside dans sa bonne tolérance. Les expérimentations menées sur les rongeurs n’ont révélé aucun effet toxique : les enzymes hépatiques, les marqueurs inflammatoires et le poids corporel sont restés dans les normes physiologiques. De plus, la méthode de production des substances actives est jugée relativement simple et peu coûteuse, contrastant avec les inhibiteurs de PCSK9 actuellement sur le marché, souvent prohibitifs en termes de prix.
Il est toutefois important de souligner que ces recherches en sont à leurs débuts. L’effet observé chez les souris était temporaire, le taux de cholestérol revenant à son niveau initial après une quinzaine de jours. Des études approfondies sur les modèles animaux sont encore nécessaires avant d’envisager une potentielle application chez l’être humain.
Bron : Pharmacologie biochimique