Home Santé Un nutritionniste déclare : « Ce qui compte, ce n’est pas tant ce que vous mangez, mais plutôt le moment où vous mangez.

Un nutritionniste déclare : « Ce qui compte, ce n’est pas tant ce que vous mangez, mais plutôt le moment où vous mangez.

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Publié le 19 octobre 2025. Selon la nutritionniste Marthe Léon, l’heure à laquelle nous consommons nos repas est aussi cruciale que ce que nous mettons dans notre assiette. Une approche appelée « chrononutrition » met en lumière l’influence de nos rythmes biologiques sur la digestion et le métabolisme.

Le rythme des repas : une horloge interne à respecter

Nous connaissons l’importance d’une alimentation saine pour notre bien-être, mais Marthe Léon, nutritionniste, insiste sur un aspect souvent négligé : le timing de nos prises alimentaires. La « chrononutrition », ou « chronométrage », se penche sur l’influence du moment de la journée sur la manière dont notre corps traite les aliments.

« Le même aliment peut avoir des effets bénéfiques à un moment de la journée et être néfaste à un autre, car notre métabolisme est en constante évolution. »

Marthe Léon, Nutritionniste

Notre organisme suit des rythmes biologiques appelés « rythmes circadiens », véritables horloges internes qui régissent nos cycles de digestion, de sommeil et de dépense énergétique. Manger de manière systématique à des heures tardives va à l’encontre de cette horloge naturelle. Les conséquences peuvent se traduire par des déséquilibres glycémiques, une altération de la qualité du sommeil, voire des perturbations hormonales.

Harmoniser son alimentation avec le cycle jour-nuit

Marthe Léon préconise une approche simple : manger « avec le soleil » et se reposer « avec la lune ». Durant la journée, notre corps est naturellement plus actif, brûlant de l’énergie plus rapidement. Le soir, il entre en phase de récupération.

L’experte suggère de privilégier un dîner relativement tôt, idéalement entre 19 h et 20 h, un horaire d’ailleurs courant pour de nombreux Français. Cette pratique, plus efficace selon elle que de sauter le petit-déjeuner, permettrait une période de jeûne de 12 à 14 heures entre le dîner et le petit-déjeuner. Cette fenêtre de jeûne contribuerait à améliorer la digestion, à stabiliser l’équilibre hormonal et à faciliter la gestion du poids.

Les moments clés pour optimiser votre métabolisme

Au matin, notre corps se montre particulièrement sensible à l’insuline, se préparant à assimiler l’énergie issue des graisses saines, des protéines et des glucides complexes. Un petit-déjeuner composé de yaourt et de noix, de pain au levain avec de l’avocat ou des œufs est idéal. Les petits-déjeuners trop sucrés ou les jus de fruits peuvent au contraire provoquer des variations d’énergie marquées.

À midi, notre métabolisme tourne à plein régime. C’est le moment parfait pour consommer des repas riches en légumineuses, légumes et céréales complètes. « C’est le moment idéal pour manger des lentilles, du quinoa ou du riz brun », précise Marthe Léon.

Le soir venu, le métabolisme ralentit, préparant le corps au repos. « Plus vous dînez tôt, moins ce repas impactera votre prise de poids », explique la nutritionniste. Elle recommande alors des plats plus légers, tels que des soupes, des légumes grillés ou du poisson, en évitant les féculents lourds.

L’écoute du corps : une clé méconnue

La chrononutrition démontre que notre santé ne dépend pas uniquement de la composition de nos assiettes, mais aussi de notre horloge biologique. En adaptant nos habitudes alimentaires à notre rythme naturel, nous travaillons en synergie avec notre corps, plutôt que contre lui. Cela se traduit par une énergie accrue durant la journée, un meilleur sommeil et un poids plus stable, le tout sans recourir à des régimes restrictifs.


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