Publié le 25 octobre 2025 04:37:00. Des images contradictoires et le placement du président colombien sur une liste américaine ont marqué un rassemblement politique à Bogota, le chef d’État réaffirmant ses ambitions politiques tout en niant tout lien financier aux États-Unis.
- Des vidéos ont montré une affluence moindre lors d’un rassemblement politique, contredisant les images de la diffusion officielle.
- Le président a annoncé son intention de transformer une pétition de deux millions et demi de signatures en dix millions de voix pour approuver sa proposition.
- Il a été inscrit sur une liste de sanctions du Trésor américain, accusé de faciliter le trafic de drogue, ce qu’il réfute fermement.
Lors de la « Marche pour la paix, la souveraineté et la démocratie », le président colombien a fait part à ses partisans de son projet de longue date. Il a affirmé sa volonté de passer de la collecte de deux millions et demi de signatures à l’obtention de dix millions de voix pour faire approuver sa proposition. Cette initiative, qu’il souhaite mettre en œuvre depuis le début de son mandat, semble être au cœur de ses préoccupations politiques actuelles.
Par ailleurs, le président a saisi l’opportunité pour aborder sa présence sur la liste du Département du Trésor des États-Unis, également connue sous le nom de « liste Clinton », bien qu’il ait choisi de ne pas s’étendre sur les détails.
« Je n’ai jamais fait d’affaires, je n’ai pas un dollar aux États-Unis, il n’y a aucun compte à geler, je n’ai aucune envie ni jamais à l’avenir de faire des affaires aux États-Unis », a déclaré le président depuis la place centrale de la capitale.
Le chef de l’État, ainsi que son épouse Verónica Alcocer, son fils aîné Nicolas Petro Burgos, et le ministre de l’Intérieur Armando Benedetti, ont été informés de leur inscription sur la liste de l’Office de Contrôle des Actifs Étrangers (OFAC) du Trésor américain ce vendredi. Cette décision intervient dans un contexte tendu, où le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré :
« Depuis l’arrivée au pouvoir du président Gustavo Petro, la production de cocaïne en Colombie a atteint son plus haut niveau depuis des décennies », inondant les États-Unis et empoisonnant les Américains.
Le responsable américain a également accusé le président colombien de « permettre aux cartels de la drogue de prospérer et de refuser de mettre un terme à cette activité ». Il a ajouté que l’administration de l’ancien président Donald Trump « prend des mesures énergiques pour protéger notre nation et indique clairement que nous ne tolérerons pas le trafic de drogue dans notre pays ».
Ces événements surviennent alors que le projet d’une assemblée constituante proposée par le gouvernement Petro suscite des critiques quant à sa viabilité. Des questions se posent également sur d’autres personnalités colombiennes qui ont été ajoutées à des listes américaines liées au trafic de drogue.