Publié le 27 octobre 2025. Un échange tendu a éclaté lors d’un débat télévisé entre la journaliste Soledad Onetto et le candidat à la présidence Johannes Kaiser, centré sur la question de la diversité des contenus littéraires destinés aux jeunes.
- Johannes Kaiser a affirmé que des livres à contenu « idéologique, sexuel et corrompu » seraient retirés des bibliothèques chiliennes.
- La journaliste a questioning the candidate’s stance, asking who would determine what is considered objectionable and if it aligns with his libertarian principles.
- Le candidat a défendu sa position en affirmant que l’État, par le biais du ministère de l’Éducation, a le droit de définir les contenus éducatifs appropriés pour les enfants.
Lors d’un débat diffusé sur la Treizième chaîne, la journaliste Soledad Onetto a interrogé le candidat à la présidence Johannes Kaiser sur son programme, lequel prévoit une révision de l’offre littéraire dans les bibliothèques chiliennes. Le candidat a précisé que cette révision viserait à « éliminer les préjugés idéologiques » et à retirer les ouvrages destinés aux enfants et adolescents jugés à « contenu idéologique, sexuel et corrompu ».
Face à cette déclaration, Soledad Onetto a soulevé des questions cruciales quant à la mise en œuvre d’une telle politique : « Qui va faire cette inspection ? Qui va dire que c’est lu ? Vous ? »
Johannes Kaiser a alors répliqué, affirmant que cette tâche incomberait en premier lieu au ministère concerné. Il a ensuite justifié sa position en posant une question rhétorique aux téléspectateurs : « Pensez-vous qu’il est raisonnable que les enfants de 3 ans apprennent des choses sur la sexualité à l’école ? Cela ne me semble pas. » Il a ajouté que cette question serait abordée par le ministère de la Culture en collaboration avec le ministère de l’Éducation, accusant ce dernier d’envoyer aux écoles des matériels potentiellement qualifiés de « pornographiques ».
La journaliste a réagi en soulignant le paradoxe apparent de la position du candidat, le qualifiant de « libertaire qui restreint une liberté ». Johannes Kaiser a défendu son point de vue en affirmant que dans l’enseignement public, c’est l’État qui a le dernier mot et qu’il propose la « liberté d’expression », sous réserve d’une réelle diversité des opinions, comme la présence de Friedrich Von Hayek aux côtés de Karl Marx dans les débats, mais insistant sur le fait que « pour les mineurs, les contenus à caractère sexuel, non ».
Cette séquence a rapidement suscité un vif débat sur les réseaux sociaux. Tandis que certains internautes ont salué la pertinence de la question posée par Soledad Onetto, d’autres, partisans de Johannes Kaiser, ont vivement critiqué la journaliste. Des commentaires tels que « Soledad Onetto est tombée là-bas mal… ce que propose Kaiser est très clair. Protéger les enfants d’un groupe de pédophiles pervers n’a rien à voir avec les libertés individuelles » ou encore « Kaiser parlait clairement du matériel qui lui est donné à l’âge préscolaire avec un contenu sexuel. C’est-à-dire, Onetto soutient-il cette obscénité ? » ont fleuri en ligne.