Des drones autonomes survolent les fumées pour en analyser la composition, une innovation technologique prometteuse pour la compréhension de la pollution atmosphérique.
À l’Université du Minnesota, des chercheurs repoussent les limites de la collecte de données atmosphériques grâce à des drones spécialement conçus pour naviguer dans les fumées, y compris celles issues de feux dirigés. Pilotés par un système centralisé gérant jusqu’à quatre appareils périphériques, ces drones évoluent sans intervention humaine directe, collectant des informations cruciales sur les particules présentes dans l’air.
Chaque drone, d’un poids d’environ 5 kilogrammes (11 livres), a été développé sur mesure par des étudiants. Leur mission principale est de recueillir de manière autonome des données relatives aux particules en suspension. Ce projet d’envergure bénéficie du soutien financier de l’Université américaine et de la National Science Foundation. Les développements futurs visent à accroître la quantité de données collectées et à prolonger l’autonomie de vol des drones, qui est actuellement d’environ 25 minutes, une durée réduite par temps froid.
L’avantage de cette flotte de drones réside dans leur capacité à opérer simultanément à différentes altitudes. « Nous avons des drones qui volent à différentes hauteurs, nous pouvons donc mesurer la composition des particules à différentes altitudes en même temps », explique Hong, un des chercheurs impliqués dans le projet. Cette approche multidimensionnelle permet une analyse détaillée de la pollution.
Les particules étudiées présentent des caractéristiques complexes. « Les particules ont une forme très irrégulière et certaines d’entre elles sont poreuses et ont des niveaux de densité variables. Mais nous avons pu caractériser leur morphologie et leur forme pour la toute première fois », précise Hong. Cette avancée méthodologique ouvre de nouvelles perspectives pour la compréhension de la nature et des impacts de ces aérosols.