Publié le 14 février 2026 09h48. Des chercheurs australiens travaillent à une nouvelle approche pour prévenir la mucite buccale, un effet secondaire douloureux et invalidant de la radiothérapie chez les patients atteints de cancer de la tête et du cou, grâce au soutien de la Fondation Passe et Williams.
- La mucite buccale, caractérisée par des ulcérations douloureuses et des brûlures dans la bouche, peut altérer considérablement la qualité de vie des patients, affectant leur capacité à manger, à parler et à interagir socialement.
- Une équipe de recherche dirigée par Hannah Wardil étudie une stratégie radioprotectrice innovante pour réduire ou prévenir cette complication sans compromettre l’efficacité du traitement contre le cancer.
- La Fondation Passe et Williams a investi plus de 4,3 millions de dollars australiens (environ 2,8 millions d’euros) dans des projets de recherche ORL prometteurs, dont celui de Hannah Wardil.
La mucite buccale représente un défi majeur dans le traitement du cancer de la tête et du cou. Touchant la majorité des patients, elle peut être si sévère qu’elle nécessite une réduction de la dose de radiothérapie, voire une interruption du traitement, compromettant ainsi les chances de guérison. Les options de prise en charge efficaces restent malheureusement limitées.
Hannah Wardil, membre du NHMRC/Hospital Research Foundation et chef du groupe de recherche en oncologie de soutien au SAHMRI/Uni AdelaideMASCC, ainsi que membre du conseil d’administration, a partagé les avancées de son équipe sur LinkedIn. Elle souligne que leur travail, rendu possible par le soutien de la Fondation Passe et Williams, vise à développer une nouvelle stratégie radioprotectrice.
« La mucite buccale – ulcération douloureuse et brûlure de la bouche – est l’un des effets secondaires les plus débilitants de la radiothérapie. Pour les personnes qui suivent un traitement contre un cancer de la tête et du cou, cela peut priver certains des plaisirs les plus simples de la vie : manger, parler, avaler et avoir des liens sociaux. »
Hannah Wardil, chef du groupe de recherche en oncologie de soutien au SAHMRI/Uni AdelaideMASCC
La Fondation Passe et Williams a récemment annoncé le financement de plusieurs projets de recherche innovants en ORL (oto-rhino-laryngologie). Selon un post publié sur LinkedIn, l’organisation est fière de soutenir des chercheurs australiens de premier plan qui travaillent à des percées potentielles dans des domaines tels que la perte auditive, le traitement du cancer de la tête et du cou et les maladies de l’oreille chez les enfants.
« Nous sommes fiers de soutenir certains des plus grands esprits australiens de la recherche ORL, en soutenant des percées qui pourraient *inverser* la perte auditive, soulager la douleur liée au traitement du cancer de la tête et du cou et protéger les enfants contre les maladies de l’oreille qui durent toute leur vie. »
Fondation Passe et Williams
Parmi les projets financés figurent la création du premier « atlas cellulaire » de l’oreille interne, des recherches sur la maladie de Ménière utilisant l’intelligence artificielle, et une bourse pour un chirurgien australien en chirurgie plastique et reconstructive faciale à l’Université de Stanford. La Fondation a alloué plus de 4,3 millions de dollars australiens (environ 2,8 millions d’euros) pour soutenir ces initiatives prometteuses.

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