Publié le 2025-10-31 10:25:00. La diplomatie russe a posé des conditions strictes à Washington concernant l’Ukraine, entraînant l’annulation d’un sommet présidentiel. Moscou exige notamment des concessions territoriales et une neutralité de l’Ukraine vis-à-vis de l’OTAN.
Selon des informations révélées par la presse britannique, le ministère russe des Affaires étrangères aurait transmis une note aux États-Unis détaillant des exigences précises concernant l’Ukraine. Ces demandes incluraient des cessions territoriales, une réduction drastique des effectifs militaires ukrainiens, ainsi que des garanties que le pays n’adhérerait jamais à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Ces révélations interviennent peu après que les deux parties avaient initialement consenti à une rencontre.
Le sommet, prévu pour se tenir à Budapest, aurait finalement été annulé à la suite d’un échange téléphonique entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire d’État américain. Une source proche du dossier, citée par le quotidien britannique, a rapporté que ce dernier aurait informé Donald Trump que la Russie ne démontrait aucune volonté réelle de négocier. « Lavrov est très fatigué et pense clairement avoir mieux à faire que de rencontrer les États-Unis ou de s’impliquer dans leurs affaires, indépendamment de ce que veut le président Poutine », a confié cette source.
Une autre personne familière avec le dossier a ajouté que Donald Trump n’avait pas été « impressionné par leur position ». Le président américain se montrerait toutefois toujours disposé à rencontrer ses homologues russes, mais « seulement si, selon lui, des progrès seront possibles » dans le cadre des négociations.
Cette annulation du sommet à Budapest marque un tournant dans la politique américaine. Elle survient moins d’une semaine après que Donald Trump semblait avoir pris une décision en faveur de Moscou, notamment en renonçant à l’idée d’armer l’Ukraine de missiles Tomahawk à longue portée. À cette période, des responsables américains auraient commencé à exprimer de plus en plus de doutes quant à l’issue des pourparlers avec la Russie, si cette dernière ne modifiait pas sa position.
Le Département d’État américain, le Kremlin et le ministère russe des Affaires étrangères n’ont pas souhaité commenter ces informations auprès du journal britannique.