Home Santé Le virus Nipah est de retour sous les projecteurs du monde au milieu de l’ombre de la pandémie de Covid-19

Le virus Nipah est de retour sous les projecteurs du monde au milieu de l’ombre de la pandémie de Covid-19

0 comments 28 views

Publié le 6 février 2026 15:54:00. L’apparition récente de cas de virus Nipah en Inde et la menace persistante de zoonoses rappellent la nécessité d’une vigilance accrue face aux maladies infectieuses émergentes, alors que le monde se remet encore de la pandémie de Covid-19.

  • Des cas de virus Nipah ont été confirmés chez deux agents de santé au Bengale occidental, en Inde, entre décembre 2025 et février 2026.
  • Le virus Nipah, transmis par les chauves-souris frugivores et les porcs, peut se propager à l’homme par contact direct avec des animaux infectés, la consommation d’aliments contaminés ou par contact étroit avec les fluides corporels.
  • Aucun cas n’a été détecté en Indonésie à ce jour, mais les autorités sanitaires locales restent vigilantes, notamment en surveillant la mobilité des populations et les recherches sur le virus chez les chauves-souris.

Le virus Nipah (NiV), une maladie virale zoonotique, refait surface, suscitant l’inquiétude des experts sanitaires à travers le monde. Découvert pour la première fois en 1998 lors d’une épidémie touchant les élevages de porcs en Malaisie, le NiV est capable de provoquer des infections respiratoires et neurologiques graves chez l’homme, avec un taux de mortalité potentiellement élevé.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les chauves-souris frugivores du genre Pteropus, communément appelées renards volants, constituent le réservoir naturel du virus. Ces animaux peuvent être porteurs du virus sans manifester de symptômes, ce qui en fait des vecteurs silencieux et efficaces.

La transmission du virus aux humains se produit principalement par contact direct avec des animaux infectés, notamment les chauves-souris et les porcs. Les éleveurs et les personnes travaillant en étroite collaboration avec ces animaux sont particulièrement exposés. La consommation de sève de noix de coco crue, collectée dans les zones fréquentées par les chauves-souris, ou de fruits contaminés par leur salive, peut également être une source d’infection. Enfin, le virus peut se propager d’une personne à l’autre par contact étroit avec les fluides corporels, tels que le sang, l’urine, la salive ou les sécrétions respiratoires.

Récemment, des cas de virus Nipah ont été identifiés au Bengale occidental, en Inde. Entre décembre 2025 et février 2026, deux professionnels de santé ont été testés positifs, ce qui a conduit à l’examen d’environ 200 personnes afin d’évaluer l’étendue potentielle de la propagation.

En Indonésie, bien qu’aucun cas humain n’ait été recensé à ce jour, les autorités sanitaires restent en alerte. Solikhin Dwi R, MPH., responsable de l’équipe de surveillance de la santé de la ville de Yogyakarta, a déclaré :

« En Indonésie, aucun cas de Nipah n’a été trouvé chez l’homme. Cependant, nous restons attentifs aux facteurs de risque de transmission en prêtant attention à la mobilité humaine entre les pays, en particulier ceux qui ont connu des événements extraordinaires et aux résultats de la recherche en Indonésie qui montre des preuves sérologiques et la détection du virus dans le réservoir naturel des chauves-souris frugivores (Pteropus sp.) »

À l’heure actuelle, il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique pour guérir l’infection au virus Nipah. Les soins prodigués visent principalement à soulager les symptômes et à prévenir les complications. La sensibilisation du public à l’origine du virus, aux modes de transmission et aux mesures préventives est donc essentielle pour limiter le risque de propagation.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.