Home Santé Les chercheurs cultivent des cellules en forme d’oeuf de la peau humaine pour la fertilisation

Les chercheurs cultivent des cellules en forme d’oeuf de la peau humaine pour la fertilisation

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Publié le 4 octobre 2025. Des chercheurs de l’Oregon Health & Science University (OHSU) ont franchi une étape significative en créant des ovules humains viables à partir de cellules de peau, bien que des défis majeurs subsistent avant une application clinique.

  • Des scientifiques ont réussi à modifier le noyau de cellules d’ovules humains en le remplaçant par celui de cellules cutanées.
  • Ce processus vise à produire des ovules fécondables, mais des anomalies chromosomiques ont empêché le développement d’embryons sains jusqu’à présent.
  • Seulement près de 9 % des embryons issus de ces ovules modifiés ont atteint le stade de blastocyste, une phase précoce du développement.

Une étude récente, publiée le 30 septembre dans la revue Nature Communications, détaille la démarche des scientifiques de l’OHSU. Leur approche consiste à remplacer le noyau d’un ovule par celui d’une cellule de peau. L’objectif est de parvenir à créer des ovules fécondables pour aider à la procréation.

La principale difficulté réside dans la gestion des chromosomes. Une cellule de peau possède deux ensembles de chromosomes, là où un ovule n’en contient qu’un. Les chercheurs ont mis au point une méthode pour que la cellule modifiée perde cet ensemble supplémentaire avant d’être fécondée par un spermatozoïde donné. Cependant, les anomalies chromosomiques observées dans les premières tentatives ont rendu impossible le développement d’embryons viables.

Shoukhrat Mitalipov, auteur principal de l’étude, a qualifié ces travaux de « preuve de concept » préliminaire. Il a toutefois averti que des tests sur l’être humain pourraient prendre une décennie, voire plus, avant d’être envisageables.

La communauté scientifique a réagi avec prudence. Dietrich Egli, de l’Université de Columbia, a exprimé des réserves quant aux problèmes chromosomiques rencontrés. À l’inverse, le Dr Eve Feinberg de Northwestern Medicine a salué une « étape importante », tout en soulignant la nécessité de corrections génétiques ultérieures.

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