Édimbourg se prépare à accueillir ce samedi une rencontre historique au stade de Murrayfield, où les All Blacks défendront une invincibilité de 120 ans face à l’Écosse. Pour le flanker néo-zélandais Ardie Savea, l’enjeu dépasse le simple cadre sportif, prenant une dimension profondément personnelle.
« C’est un lien très fort pour moi et ma famille », confie Savea, qui retrouve la terre de ses premiers mois de vie. « J’ai ressenti une émotion particulière en revenant ici, en revivant ces instants. Ma mère est rentrée ici deux ou trois semaines après ma naissance, j’ai donc passé mes premières années en Écosse. Je n’en garde pas beaucoup de souvenirs, donc, d’une certaine manière, c’est ma première fois ici. »
« Cette semaine a été spéciale, menant à ce grand match, et oui, je suis juste impatient. C’est aussi mon premier match contre les Écossais », ajoute le joueur, visiblement touché par ce retour aux sources avant un défi de taille.
Au-delà de l’émotion d’Ardie Savea, ce choc promet une opposition de styles particulièrement savoureuse entre deux maîtres du numéro 10 : le stratège écossais Finn Russell et la légende des All Blacks Beauden Barrett. Ce dernier, détenteur du record mondial de sélections avec 143 capes au compteur, champion du monde et double élu Meilleur Joueur du Monde, n’en garde pas moins une profonde admiration pour son vis-à-vis.
« J’admire vraiment Finn, et ce, depuis toujours », déclare Barrett. « J’adore sa façon de jouer avec une telle liberté, comme s’il n’avait aucun souci. C’est sans doute pour cela que l’on voit sa brillance, il donne l’impression de n’avoir rien à perdre et joue sans aucune retenue. »
« C’est d’ailleurs comme ça que je joue mon meilleur rugby aussi, en ressentant cette liberté, et il incarne parfaitement cela », conclut le vétéran All Black, conscient de l’intelligence et du panache de son adversaire du jour.