Sorti en salles aux États-Unis le 27 juin 2025, Virgin Punk: Clockwork Girl s’impose comme une œuvre où l’animation est élevée au rang d’art. Ce premier volet d’une trilogie originale, réalisé par Yasuomi Umetsu et produit par le studio Shaft, privilégie une esthétique obsessionnelle au détriment de la longueur.
Bien que le film ne dure que 35 minutes, ce format court cache un processus de production d’une intensité rare. La précision visuelle du projet repose sur un travail manuel colossal, comme l’illustre le témoignage d’une collaboratrice technique :
« un mois de travail pour une seconde d’animation »
Daniela Padilla, animatrice freelance
Cette exigence technique est la signature de Yasuomi Umetsu, qui assure à la fois la réalisation et le design des personnages. Ce projet marque le premier travail original du réalisateur depuis plus d’une décennie. Le scénario, quant à lui, a été confié à Yūya Takahashi.
L’intrigue transporte le spectateur en 2099, dans un univers cyberpunk où la technologie « Somadea » a révolutionné la médecine en permettant le remplacement de membres par des prothèses avancées, voire le transfert du cerveau humain dans des corps androides. Dans ce contexte, l’histoire suit Ubu Kamigori, une jeune chasseuse de primes, alors que des criminels utilisent illicitement ces implants pour s’armer.