Home Santé après deux ans de hoquet par intermittence et deux semaines de hoquet non-stop, on lui pose enfin un diagnostic

après deux ans de hoquet par intermittence et deux semaines de hoquet non-stop, on lui pose enfin un diagnostic

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Un hoquet persistant de plus de deux ans a finalement trouvé une explication inattendue chez un homme : une allergie rare touchant l’œsophage. Ce cas inhabituel, rapporté par des médecins, souligne l’importance de considérer des diagnostics moins fréquents face à des symptômes chroniques.

L’homme, dont l’âge n’a pas été précisé, souffrait de crises de hoquet imprévisibles et récurrentes depuis plus de deux ans. Il avait déjà tenté plusieurs traitements médicamenteux, notamment du baclofène (un relaxant musculaire), de la chlorpromazine (un antipsychotique parfois utilisé pour les hoquets chroniques) et des inhibiteurs de la pompe à protons (pour le reflux gastro-œsophagien), sans succès. Son état s’est aggravé au cours des deux semaines précédant son hospitalisation, avec des hoquets incessants accompagnés d’une fatigue intense.

Une analyse sanguine a révélé un taux anormalement élevé d’éosinophiles, des globules blancs souvent associés aux infections parasitaires, mais également aux réactions allergiques et à l’asthme. Avec un taux de 18 % (contre 1 à 4 % chez une personne saine), les médecins ont rapidement envisagé d’autres pistes que l’infection.

Les examens complémentaires ont finalement mis en évidence une œsophagite à éosinophiles (EoE), une maladie caractérisée par une accumulation excessive d’éosinophiles dans l’œsophage. Bien que cette affection se manifeste généralement par des difficultés à avaler, des brûlures d’estomac et une sensation de blocage alimentaire, le patient ne présentait aucun de ces symptômes, ce qui a retardé le diagnostic.

Il s’agit du troisième cas documenté où l’EoE se manifeste par un hoquet chronique. Les médecins pensent que l’inflammation de l’œsophage envoie des signaux anormaux au nerf vague, un nerf majeur qui innerve le diaphragme, provoquant ainsi les contractions spasmodiques responsables du hoquet.

Le traitement a débuté par une combinaison d’inhibiteurs de la pompe à protons et de baclofène, qui a apporté un soulagement partiel. L’administration d’un corticostéroïde topique a ensuite permis de faire disparaître complètement le hoquet et de ramener le taux d’éosinophiles à la normale.

« L’œsophagite à éosinophiles doit être envisagée dans le diagnostic différentiel des patients présentant un hoquet chronique réfractaire, même en l’absence des symptômes typiques », ont conclu les médecins. « Un traitement rapide par corticostéroïdes topiques doit être envisagé. » Bien que les causes exactes de l’EoE restent mal connues, la génétique pourrait jouer un rôle.

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