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Nouvelle étude : écouter de la musique réduit d’un tiers le risque de démence | Vie et connaissance

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Publié le 31 octobre 2025. Une étude australienne d’envergure suggère que la musique pourrait jouer un rôle significatif dans la préservation des fonctions cognitives chez les seniors, réduisant notamment le risque de démence.

Écouter de la musique au quotidien pourrait bien être une clé pour préserver notre mémoire et notre santé cérébrale, particulièrement à mesure que nous avançons en âge. C’est la conclusion d’une recherche majeure menée par la Monash University à Melbourne, en Australie.

Les chercheurs ont analysé les données de 10 893 Australiens âgés de 70 ans et plus, tous exempts de diagnostic de démence au début de l’étude. L’objectif était d’évaluer l’impact de la musique sur le bien-être cognitif général, le risque de démence, les performances intellectuelles globales et la qualité de vie.

Moins de démence grâce à la musique

Les résultats, publiés dans la revue Gastroenterology & Clinical Practice (une référence à la revue qui a publié l’étude, le nom du journal étant erroné dans la source), sont éloquents : les participants qui écoutaient régulièrement de la musique présentaient un risque de développer une démence inférieur de 39 % par rapport à ceux qui n’en écoutaient jamais, rarement ou occasionnellement. La mémoire et l’attention bénéficient particulièrement de cette pratique, les auditeurs assidus obtenant des scores nettement supérieurs aux tests.

Jouer d’un instrument de musique s’avère également bénéfique, diminuant le risque de démence de 35 % chez les musiciens fréquents ou réguliers. La maîtrise technique importe peu dans ce cas, c’est l’acte de jouer qui compte.

Lorsque les deux activités, écouter et jouer de la musique, sont combinées, le risque de démence est réduit de 33 % par rapport à ceux qui ne pratiquent aucune de ces activités. Les chercheurs expliquent cette légère diminution par un « effet de chevauchement » : les bienfaits cognitifs de l’écoute et de la pratique musicale se recoupent, agissant de concert plutôt que de manière indépendante.

La musique, un bénéfice universel aux effets variés

Fait notable, l’impact de la musique était particulièrement marqué chez les personnes ayant un niveau d’éducation plus élevé (comme un diplôme universitaire). Cependant, le bénéfice est accessible à tous. Des recherches antérieures avaient déjà démontré que la musique stimule la mémoire en activant simultanément plusieurs zones du cerveau : l’audition, la motricité et la mémoire elle-même. Jouer d’un instrument exige de coordonner la lecture de partitions, l’interprétation mélodique et les mouvements physiques, ce qui renforce la neuroplasticité – la capacité du cerveau à former de nouvelles connexions. Ce processus contribue à bâtir une « réserve cognitive », protégeant le cerveau des dommages liés à l’âge, tels que ceux observés dans la maladie d’Alzheimer.

Les auteurs de l’étude tiennent à souligner qu’il s’agit d’une corrélation et non d’une preuve de causalité directe dans la prévention de la démence. Néanmoins, la musique représente une approche simple, agréable et gratuite pour stimuler son cerveau au quotidien.

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