Publié le 9 février 2026 16h35. Une étude américaine révèle un possible effet secondaire jusqu’ici sous-estimé des médicaments GLP-1, utilisés pour traiter le diabète et l’obésité : la perte de cheveux. Les chercheurs soulignent la nécessité d’informer les patients sur ce risque potentiel.
- Les médicaments GLP-1, comme l’Ozempic et le Wegovy, sont prescrits à des millions d’Américains.
- Une étude de cohorte portant sur près de 550 000 patients a mis en évidence un risque accru de perte de cheveux non cicatricielle chez les utilisateurs de ces médicaments.
- La perte de cheveux observée semble distincte de celle généralement associée à la perte de poids, suggérant un lien direct avec les agonistes des récepteurs GLP-1.
L’utilisation croissante des médicaments agonistes des récepteurs GLP-1 (glucagon-like peptide-1), initialement conçus pour la gestion du diabète de type 2, s’étend désormais au traitement de l’obésité. Des médicaments comme l’Ozempic et le Wegovy connaissent un succès grandissant, mais une nouvelle étude met en lumière un effet secondaire potentiellement préoccupant : la perte de cheveux.
Une vaste étude de cohorte multicentrique, publiée dans le Journal de l’Académie américaine de dermatologie, a analysé les données de près de 550 000 patients. Les résultats indiquent que les personnes utilisant des agonistes des récepteurs GLP-1 présentent un risque significativement plus élevé de perte de cheveux non cicatricielle par rapport à un groupe témoin. Les chercheurs ont observé une probabilité accrue d’effluvium télogène et d’alopécie androgénétique à 12 mois, et ce, indépendamment de l’âge, du sexe, de l’indice de masse corporelle (IMC) et de la présence de diabète.
Si la perte de poids en elle-même peut parfois entraîner une perte de cheveux temporaire, l’étude suggère que les modèles de perte de cheveux observés chez les utilisateurs de GLP-1 sont distincts et plus fréquents. Cela laisse entendre que le risque ne peut pas être entièrement attribué à un régime alimentaire ou à la perte de poids elle-même.
La perte de cheveux est un effet secondaire qui peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie et l’observance du traitement. Les médecins pourraient ne pas être pleinement conscients de ce risque potentiel et ne pas en informer leurs patients. Cette étude souligne donc l’importance d’une discussion ouverte entre les professionnels de santé et les patients concernant les effets secondaires possibles de ces médicaments.
Pour toute demande d’entretien avec les chercheurs, veuillez contacter Katelyn Deckelbaum à Katelyne [dot] arbre à couvercle
gwu [dot] éduquer (Katelyne[dot]arbre à couvercle[at]gwu[dot]éduquer).
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