Publié le 17 février 2026 à 14h09. Porto Alegre a confirmé le premier cas de mpox (anciennement appelée variole du singe) de l’année 2026, incitant les autorités sanitaires à lancer un appel à la vigilance à l’approche du carnaval, période propice à la propagation du virus.
- Un premier cas de mpox a été confirmé à Porto Alegre, le patient ayant contracté la maladie en dehors de l’État du Rio Grande do Sul.
- Les autorités sanitaires recommandent aux personnes présentant des éruptions cutanées ou des plaies d’éviter les rassemblements et les contacts intimes, notamment pendant le carnaval.
- La maladie se transmet principalement par contact direct avec des lésions cutanées ou des fluides corporels, mais aussi par la salive en cas de plaies buccales.
La surveillance épidémiologique de Porto Alegre a confirmé le premier cas de mpox en 2026, suscitant des inquiétudes alors que la ville se prépare à accueillir les festivités du carnaval. En 2025, onze cas avaient déjà été recensés dans la capitale du Rio Grande do Sul.
Selon les autorités sanitaires, le patient atteint de mpox est un résident de Porto Alegre qui a contracté la maladie en dehors de l’État. Les premiers cas détectés en 2022 avaient conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer une urgence sanitaire mondiale, avant que la situation ne se stabilise.
« Ceux qui vont célébrer le Carnaval doivent examiner leur peau et constater la présence d’éruptions cutanées, d’ampoules ou de plaies, notamment au niveau des parties génitales, de la bouche, des mains et des pieds avant de partir », a souligné Raquel Carboneiro, infirmière responsable par intérim de la Surveillance épidémiologique.
La transmission de la mpox : comment se protéger ?
La mpox, également connue sous le nom de variole du singe, est causée par le virus mpox (MPXV), qui appartient à la même famille que le virus de la variole. Le virus a été découvert pour la première fois en 1958 lors d’études sur des singes en Afrique.
Le ministère de la Santé précise que la transmission peut se produire de trois manières : par contact direct avec une personne infectée, par contact avec du matériel contaminé par le virus, ou par contact avec des animaux sauvages infectés, notamment des rongeurs. En savoir plus sur la prévention.
La transmission se fait principalement par contact direct avec le pus ou le sang provenant des lésions cutanées. Le virus peut également se transmettre par la salive, en particulier en cas de plaies buccales. La transmission par gouttelettes respiratoires nécessite un contact étroit et prolongé, ce qui augmente le risque pour les membres de la famille, les partenaires intimes et les professionnels de santé.
Symptômes de la mpox : comment les reconnaître ?
Les principaux symptômes de la mpox comprennent :
- Fièvre
- Maux de tête
- Douleurs musculaires
- Fatigue
- Gonflement des ganglions lymphatiques
- Éruptions cutanées et lésions
En cas de suspicion, il est crucial de consulter un professionnel de santé, de porter un masque et de couvrir les lésions. La période d’incubation varie de trois à 21 jours, avec une moyenne de 10 à 16 jours.
« Les personnes présentant des symptômes ne doivent pas se rendre aux blocs de carnaval ni avoir de contacts sexuels ou intimes », avertit la surveillance épidémiologique de Porto Alegre. « Il est conseillé de rester vigilant après les vacances et de consulter un médecin en cas de doute. »
Prévention : quatre précautions à prendre avant le carnaval
Voici les principales recommandations de la surveillance épidémiologique pour prévenir la propagation de la mpox à Porto Alegre :
- Éviter les contacts : un contact intime ou physique prolongé avec une personne présentant des lésions cutanées suspectes peut être dangereux.
- Désinfecter ses mains : utiliser fréquemment un gel hydroalcoolique à 70 %, en particulier après avoir touché des surfaces dans des lieux publics, utilisé les transports en commun ou interagi avec d’autres personnes.
- Ne pas partager d’objets : éviter de partager des verres, des couverts, des bouteilles, des cigarettes, des vêtements ou des serviettes.
- Porter un masque : le port d’un masque peut offrir une protection supplémentaire dans les foules denses, surtout si le virus est activement en circulation.